Pittsburgh - San Jose

À une victoire de la coupe

Jonathan Bernier / Le Journal de Montréal

Publié | Mis à jour

On ne pourra jamais accuser Evgeni Malkin de n’être qu’un gros parleur. Trente-six heures après avoir convenu que sa contribution était insuffisante, le Russe a remédié à la situation.

L’attaquant de 29 ans a inscrit deux points, dont le but gagnant, pour mener les Penguins à un gain de 3-1 aux dépens des Sharks, lundi soir, au SAP Center de San Jose.

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Crosby au banc des Sharks

Maintenant en avant trois victoires à une, les Penguins ont pris une sérieuse option sur cette finale.

Jeudi, les Penguins auront la chance de remporter la coupe Stanley à domicile pour la première fois de leur histoire.

Lors des trois occasions précédentes, les Penguins avaient soulevé le précieux trophée à Bloomington (1991), Chicago (1992) et Detroit (2009).

Encore du hockey de rattrapage

Difficile de croire que les Sharks pourraient renverser la vapeur, eux qui n’ont pas détenu l’avance une seule fois dans cette ronde ultime.

D’ailleurs, Ian Cole, en s’emparant de retour de lancer de Phil Kessel, a permis aux visiteurs d’ouvrir la marque pour la quatrième fois de la série.

La foule réchauffée par l’interprétation de l’hymne national américain de James Hetfield et de Kirk Hammett, du groupe Metallica, a alors perdu quelques décibels.

Après avoir récolté son premier point de la finale sur la frappe de Cole, Malkin a fait scintiller la lumière rouge pour la première fois depuis le quatrième de la confrontation face aux Lightning.

Placé à l’embouchure du filet, il a tout juste fait dévier le tir de Kessel. Kristopher Letang a récolté l’autre mention d’assistance.

Nervosité et frustration

Les Sharks, qui n’avaient pas le droit de perdre ce match, sont sortis beaucoup moins enragé que lors de la troisième rencontre.

Comme il était possible de s’y attendre, il aurait été surprenant que la troupe de Peter DeBoer soit en mesure de maintenir le même rythme.

Après tout, elle avait eu besoin de tout son petit change et de la prolongation pour soutirer de peine et de misère une victoire aux Penguins.

Se sachant au pied du mur, les joueurs des Sharks ont paru nerveux à plusieurs moments au cours de ce quatrième affrontement.

Une nervosité qui, lentement mais sûrement, s’est transformée en frustration et en désespoir.

Résurrection en troisième

Encore une fois, les Penguins ont bloqué les lignes de passe et l’accès au filet de façon magistrale. Tellement que, au cours du deuxième vingt, les locaux n’ont réussi que trois tirs au but.

Matt Murray n’a probablement même pas eu à s’éponger le visage à son retour au vestiaire.

Ce qui lui a permis d’avoir l’énergie nécessaire pour réagir brillamment à Patrick Marleau parvenu jusqu’à lui, en échappée.

Rien pour aider les attaquants des Sharks à tenir leur bâton moins serré.

Pourtant, c’est à la suite de cette incursion que les Sharks ont connu leurs meilleurs moments de la rencontre.

Peu de temps après, Melker Karlsson a redonné espoir aux locaux. Un but à la suite duquel, les Sharks ont passé le plus clair des 12 dernières minutes de la troisième période en territoire ennemi. Jusqu’à ce que Eric Fehr ne marque le filet d’assurance avec un peu plus de deux minutes à jouer.

Blessé au bas du corps. Tomas Hertl a raté un deuxième match consécutif.