Pittsburgh - San Jose

La sécheresse de Malkin inquiète

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Il n’a fallu qu’une victoire des Sharks de San Jose pour changer l’impression de la finale de la Coupe Stanley. Alors que certains entrevoyaient un balayage des Penguins de Pittsburgh, voilà qu’on commence sérieusement à s’inquiéter de la sécheresse d’Evgeni Malkin.

Toujours en quête de son premier point dans cette série, le Russe n’a pas fait scintiller la lumière rouge depuis le quatrième match de la confrontation face au Lightning de Tampa Bay.

Même sa moyenne de tirs par rencontre, qui se situe à 2,83 depuis son dernier but, amène plusieurs observateurs à se poser des questions.

Interrogé à ce sujet au terme du court entraînement que les Penguins ont tenu au SAP Center, le nouveau papa a voulu se montrer rassurant.

«Je ne vis aucune frustration et je me sens très bien, a-t-il soutenu. Le fait est qu’on joue contre de très bons défenseurs. À forces égales, lorsqu’on se trouve dans leur territoire, ils jouent homme à homme. Le jeu est serré, il n’y a pas d’espace. C’en est même difficile de tirer au but. Mais, je sais que je dois trouver des façons de le faire plus fréquemment.»

Pour décocher davantage de lancers vers la cage de Martin Jones, Malkin doit d’abord être en possession de la rondelle. Il a soulevé l’hypothèse qu’il y a peut-être une carence à corriger, à ce niveau, dans son jeu.

«Il faut que je me serve de ma rapidité pour m’emparer de la rondelle en zone neutre et entrer en territoire adverse à pleine vitesse», a déclaré Malkin, récipiendaire du trophée Conn-Smythe lors de la conquête des Penguins en 2009.

Et du côté des Sharks

Malkin n’est pas le seul à éprouver des ennuis devant la couverture adverse. Du côté des Sharks, Joe Pavelski, le meilleur buteur des séries, peine à toucher la rondelle.

Idem pour Logan Couture, auteur de deux mentions d’aide depuis le début de cette finale.

«Tout au long des séries, que ce soit de notre côté ou celui des Penguins, des joueurs de troisième et quatrième trio ont pris le relais de temps à autre en marquant de gros buts. Ce ne sont pas nécessairement les gros canons qui ont marqué les buts importants», a avancé Couture, manifestement pas trop inquiet.

Une réplique attendue

Par ailleurs, autant Pavelski que Couture s’attendent à un retour en force des Penguins.

«Lorsque tu perds un match, tu souhaites revenir en force. Donc, c’est certain qu’on s’attend à une réplique de leur part», a fait valoir Couture, dont les 26 points le placent au sommet de la colonne des marqueurs.

«De notre côté, on s’améliore de match en match. À ce stade des séries, rien n’est facile. Le jeu est tellement fermé qu’il faut se battre pour chaque pouce de patinoire», a-t-il ajouté.

Des pouces qui, alignés bout à bout, finissent par faire une différence entre les champions de la coupe Stanley et les finalistes.

En bref

L’entraîneur des Sharks, Peter DeBoer, a réitéré que l’état de santé de Tomas Hertl serait réévalué avant le match de lundi.