Pittsburgh - San Jose

Hornqvist, le travailleur acharné

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Année après année, on entend dire qu’il faut attendre quelques saisons pour évaluer le potentiel d’une cohorte, que le repêchage n’est pas une science exacte.

Le parcours de Patric Hornqvist s’inscrit parfaitement dans cette philosophie.

Sélectionné par les Predators de Nashville au 230e et dernier rang de l’encan de 2005, le Suédois passe la majorité de son temps sur le même trio que celui qui fut le tout premier choix de cette même séance: Sidney Crosby.

«C’est fou de me retrouver sur le même trio que lui 10 ans plus tard, a convenu le Suédois. Voilà où la vie vous mène parfois. On avait tous les deux le même rêve: celui de jouer dans la LNH et de se battre pour une chance de gagner la coupe Stanley.»

C’est tout de même ironique que 230 rangs aient séparé les deux athlètes, étant donné l’efficacité d’Hornqvist.

«Avec du travail, tu peux faire ton chemin. J’ai toujours été un joueur qui se développait plus tardivement, donc j’ai toujours dû travailler un peu plus fort. Maintenant que je me retrouve ici, je suis très fier de moi», a déclaré l’attaquant de 29 ans.

Depuis le début des séries éliminatoires, Hornqvist a eu un gros mot à dire dans les succès des Penguins. En 21 matchs, il a inscrit huit buts et ajouté quatre mentions d’aide.

Dialogues animés

C’est bien connu, Crosby aime bien diriger la circulation sur la patinoire.

Véritable maitre à penser, il souhaite que les choses fonctionnent à sa manière. Si la plupart de ses coéquipiers acceptent ses requêtes, Hornqvist tient souvent à défendre son propre point de vue.

À quelques occasions, on a vu les deux hommes en grande discussion sur le banc de leur équipe. Même si le dialogue semblait parfois animé, on peut être assuré qu’il était toujours constructif.

«Patric est tout un compétiteur, a lancé Crosby, à propos de son compagnon de trio. Il a fait son chemin d’une très belle façon. Il a gagné sa place en travaillant fort. Il apporte une tonne d’énergie à l’équipe.»

Toujours prêt

Évidemment, Crosby est lui-même un fier compétiteur. Il a la réputation d’être très exigeant envers sa propre personne, mais également envers ses coéquipiers. Apparemment, le capitaine des Penguins n’est pas le compagnon de trio le plus facile à satisfaire. Ce qui n’inquiète pas Hornqvist le moins du monde.

Selon lui, le secret, c’est d’être prêt à recevoir le disque ou à faire une passe à tout moment.

«Quand il est en possession de la rondelle, même s’il est en lutte avec un défenseur, tu dois t’assurer d’être démarqué, car c’est le type de joueur qui est en mesure de fabriquer des jeux même en étant aux prises avec des adversaires», a décrit Hornqvist, dont la plupart des buts ont été inscrits depuis l’enclave.

Et comme les passes du capitaine sont toujours précises, il ne reste souvent plus qu’à pousser la rondelle dans le filet.