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Pascal se voit en Ali

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Icône américaine, Mohamed Ali n’a pas influencé la population qu’à l’intérieur des frontières de son pays. Un boxeur comme Jean Pascal est la preuve que son impact s’est étendu partout sur le globe.

Dans sa jeunesse et encore aujourd’hui, au lendemain du décès d’Ali à 74 ans d’une défaillance respiratoire, Pascal a toujours vu le mythique boxeur comme un modèle.

«Mohamed Ali était tout un être humain, un symbole pour le peuple. À son époque, c’était doublement difficile de percer comme boxeur noir, a commenté le pugiliste québécois d’origine haïtienne en entrevue avec la chaîne TVA Sports, samedi. Ali a donc un double mérite. Il y avait beaucoup de racisme et de ségrégation dans son temps.

«C’est tout un modèle pour le peuple noir aux États-Unis et à travers dans le monde.»

Pascal, ancien champion des mi-lourds du World Boxing Council (WBC) a toujours entretenu ses propres ambitions mais, comme beaucoup d’autres boxeurs, s’est inspiré de l’émergence de cette légende sportive des années 1960 et 1970 pour paver sa voie.

«Je le prenais comme modèle, mais je ne voulais pas être le prochain Mohamed Ali, je voulais devenir le premier Jean Pascal. Il n’y aura qu’un Mohamed Ali dans l’histoire. Étant plus jeune, j’ai toujours voulu faire l’Ali Shuffle, mais je n’avais pas les pieds assez rapides malheureusement», a souri Pascal.

«Son influence sur moi a été autant dans le ring qu’en dehors. C’était une personne qui se battait à l’extérieur du ring pour ses convictions, ses valeurs et la vérité. Même chose dans le ring. C’est la même chose pour moi. J’ai pris Mohamed Ali comme exemple.»