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Pittsburgh - San Jose

Martin Jones a su faire ses preuves

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En juin 2014, Martin Jones occupait le meilleur siège du Staples Center pour voir Alec Martinez procurer la coupe Stanley au Kings de Los Angeles grâce à un but inscrit en deuxième période de prolongation.

Adjoint à Jonathan Quick, le gardien alors âgé de 24 ans n’avait vu de l’action de dans deux rencontres lors de ce parcours triomphal: au premier tour, le temps d’une période, contre les Sharks de San Jose, et lors de la finale d’association, pendant deux engagements, face aux Ducks d’Anaheim.

Cette année, c’est à lui qu’est revenue la tâche de mener les Sharks de San Jose en grande finale.

«C’est beaucoup plus amusant d’avoir un rôle actif, a lancé Jones, plus tôt cette semaine. Gagner en 2014, ce fut une grande source de motivation. Depuis, je ne souhaitais que revenir en finale en pouvant contribuer davantage.»

Sur la liste du directeur général

Cette chance de revenir en finale est venue bien près de lui passer sous le nez. Pendant quatre jours, à la fin de juin 2015, il a cru que sa carrière se poursuivrait avec les Bruins. Impliqué dans la transaction ayant fait passer Milan Lucic des Bruins aux Kings, le 26 juin, Jones a appris, le 30 juin que ses services avaient été échangés aux Sharks, en retour de l’attaquant Sean Kuraly et du prochain choix de premier tour des Sharks.

Selon ce qui circule, Jones n’aurait pas été entiché à l’idée de porter l’uniforme des Bruins et d’occuper, de nouveau, le rôle de gardien auxiliaire (à Tuukka Rask).

«Plusieurs personnes pensent que nous avions déjà des pourparlers avec les Bruins à propos de Martin avant même qu’ils fassent l’échange avec les Kings. Ça pourrait faire une belle histoire, mais c’est faux, a assuré Doug Wilson, le directeur général des Sharks.

«Cependant, nous avions besoin de ce genre de gardien. Il était effectivement au sommet de notre liste. J’ai fait une première offre (aux Bruins) lors du repêchage, puis nous avons poursuivi les pourparlers par la suite», a-t-il expliqué.

Des doutes à effacer

Depuis le début des séries, la contribution de Jones se traduit par un dossier de 12 victoires, dont trois par jeu blanc, huit revers, une moyenne de buts alloués de 2,16 et un taux d’efficacité de ,920.

Par sa tenue, le gardien originaire de Vancouver a su effacer les doutes que plusieurs avaient à son endroit. À chaque nouvelle ronde, on se demandait quand Martin Jones allait redevenir Martin Jones. C’est-à-dire, un gardien offrant des performances en dents de scie.

Or, ce printemps, il n’a connu qu’un véritable moment de faiblesse. C’était lors du quatrième match face aux Blues. Après qu’il eut accordé quatre buts sur 19 tirs, Peter DeBoer a choisi de le retirer du match à la faveur de James Reimer.

«Je savais que nous avions l’équipe pour nous rendre loin. J’avais également confiance en mes moyens et en mes habiletés. Il y a toujours des moments plus difficiles, mais en demeurant confiant, tu attires la chance. À un certain moment, un bond favorable permettra à ton équipe de repartir sur une bonne lancée.»

C’est le genre de bond que les Sharks attendent depuis le début de cette série finale.