Pittsburgh - San Jose

Donskoi procure la victoire aux Sharks en prolongation

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Il y a 25 ans que les partisans des Sharks de San Jose attendaient impatiemment qu’un match de finale de la Coupe Stanley soit disputé à l’intérieur du bruyant SAP Center.

Fidèles à leur réputation, ils ont fait vibrer les murs de l’édifice dès les présentations d’avant-match. Et ils en ont eu pour leur argent.

Gonflée par cet accueil, la troupe de Peter DeBoer a disputé son meilleur match de la série.

Elle a quand même eu besoin d’un but de Joonas Donskoi, à 12 min 18 s de la période de prolongation, pour venir à bout des Penguins de Pittsburgh, au compte de 3-2.

En portant leur dossier à 8-2 à domicile ce printemps, les Sharks ont évité de se retrouver dans une situation précaire, celle de tirer de l’arrière 0-3 dans une série.

Fait à souligner, il y avait 30 ans qu’une recrue n’avait pas inscrit un but gagnant en prolongation dans un match de la finale de la coupe Stanley lorsque Conor Sheary a mis fin à la deuxième rencontre, mercredi.

Il aura fallu trois jours pour qu’une autre recrue répète l’exploit.

Une pluie de coups d’épaule

Le mandat des Sharks était clair. Frapper tout ce qui bouge et bombarder le filet de Matt Murray en lui voilant la vue. Au grand plaisir de leurs partisans, les locaux ont distribué un total de 47 mises en échec. Ils n’en ont encaissé que 17.

Quant à leur mission de placer de la circulation devant le filet des Penguins, elle a permis à Justin Braun de les inscrire au tableau. Surpris, Murray n’avait pas encore bougé lorsque la rondelle a traversé la ligne rouge.

Ce but créait l’égalité un peu plus de quatre minutes après que Ben Lovejoy eut ouvert le pointage, à l’aide d’un tir de la pointe accidentellement dévié par Roman Polak.

Ce Lovejoy a connu son match de séries éliminatoires le plus productif de sa carrière. En plus de son but, il s’est fait complice de celui de Patric Hornqvist. Un autre but résultant d’un tir dévié.

Malgré cette performance inspirée, les Sharks ont eu besoin d’une supériorité numérique de quatre minutes pour ramener, une fois de plus, les deux équipes à la case départ.

Nick Bonino, puni pour avoir atteint Joe Thornton au visage avec son bâton, s’apprêtait à sortir du banc de punition lors que Joel Ward a remis le feu à l’édifice.

Murray en feu

À l’inverse des deux premiers matchs, c’est Matt Murray qui a permis à son équipe d’espérer jusqu’à la toute fin.

Particulièrement au cours du deuxième tiers, la meilleure période des Sharks jusqu’ici dans cette ronde ultime.

Il a d’abord volé Brent Burns, seul dans l’enclave, puis s’est assuré de bien suivre Ward, qui tentait de le déjouer sur sa gauche. Deux arrêts réalisés dans un intervalle très court.

Pour couronner le tout, un tir de Logan Couture a frappé le poteau de plein fouet. Ce n’était que partie remise. Donskoi a scellé l’issue de cette rencontre en le battant de vitesse et en logeant la rondelle dans la partie supérieure du filet.

Blessé au bas du corps lors du deuxième match, Tomas Hertl a dû déclarer forfait. Dainius Zubrus a pu réintégrer la formation.