Pittsburgh - San Jose

Le dévouement d'un capitaine

Agence QMI / Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

Sidney Crosby n’a pas marqué lors du premier match de la finale contre les Sharks de San Jose, mais il a servi une passe tenant pratiquement de la poésie sur le but de Conor Sheary. Des deux équipes, Crosby était le meilleur attaquant sur la patinoire.

Au lendemain de cette victoire de 3-2 des Penguins de Pittsburgh en ouverture de la grande danse, Mike Sullivan a convié mardi ses joueurs à un entraînement optionnel au UPMC Lemieux Sports Complex à Cranberry Township, une petite ville à une trentaine de kilomètres de Pittsburgh.

Des 20 joueurs en uniforme pendant la rencontre initiale, seuls Crosby, Eric Fehr et Marc-André Fleury ont choisi de sauter sur la patinoire en compagnie des substituts de l’équipe.

Le capitaine a même fait son apparition sur la surface glacée plus de 15 minutes avant le début de l’entraînement. Il a décoché des dizaines de tirs avec Rich Tocchet, l’un des adjoints de Sullivan, qui lui servait d’écran.

«Ça dépend parfois de ma routine, mais dernièrement, je ne patine pas souvent nos entraînements le matin d’un match, a expliqué Crosby. J’aime participer à un entraînement optionnel, puisque j’ai la chance de travailler sur plusieurs petits aspects techniques. Quand c’est un entraînement complet, nous travaillons plus la structure ou le système de l’équipe. Aujourd’hui, je pouvais toucher plus souvent la rondelle et ça fait toujours du bien de transpirer un peu.»

Sullivan n’était pas surpris de voir le numéro 87 à l’entraînement avec les Oskar Sundqvist, Derrick Pouliot, Steve Oleksy et Jeff Zatkoff.

«Je ne crois pas qu’il est aussi bon par accident, a mentionné l’entraîneur-chef. Depuis que je gravite dans des équipes de la Ligue nationale, je ne sais pas si j’ai déjà rencontré un joueur qui se consacre autant à son sport. C’est pour cette raison qu’il est aussi bon.»

Rust au jour le jour

En conférence de presse, Sullivan a recyclé une phrase typique de tous les entraîneurs pour décrire l’état de santé de Bryan Rust qui a été sonné par une mise en échec à la tête de Patrick Marleau.

«Il est encore évalué par nos médecins et il est au jour le jour », a répliqué Sullivan.

À ses trois derniers matchs, Rust a servi de moteur à l’attaque des Penguins avec quatre buts. Il avait marqué les deux filets des siens dans la victoire de 2-1 contre le Lightning de Tampa Bay lors du septième match de la finale de l’Association de l’Est et il a inscrit le premier but de la grande finale.

«Rust connaît de très bonnes séries, a souligné Crosby. Il apporte de la vitesse, des buts, de l’énergie et il contrôle bien la rondelle. On verra, mais s’il n’est pas là, nous devrons élever notre jeu pour le remplacer.»

Dans le camp des Penguins, on n’a pas voulu ajouter de l’huile sur le feu. Crosby a refusé de condamner Marleau pour son geste. L’ailier des Sharks n’a d’ailleurs reçu aucune suspension.

«Je crois qu’il l’a atteint à la tête, mais ça se déroule rapidement, a rappelé le capitaine. Marleau n’a pas la réputation d’un joueur salaud, il ne traverse pas la ligne. J’espère juste que Rust ira mieux rapidement.»