Pittsburgh - San Jose

L'intelligence de Vlasic

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En finale de l’Ouest, Marc-Édouard Vlasic a fait un travail remarquable pour neutraliser Vladimir Tarasenko, des Blues de St. Louis. Sidney Crosby aura toutefois un avantage sur Tarasenko, celui de bien connaître le défenseur des Sharks.

Crosby n’en sera pas à ses premières confrontations contre Vlasic. À ses deux saisons avec l’Océanic de Rimouski, il l’avait souvent dans ses pattes lors des matchs contre les Remparts de Québec.

«Il était exactement le même défenseur quand je jouais contre lui dans la LHJMQ, s’est rappelé Crosby. Je trouvais qu’il ne recevait pas assez de crédit pour son jeu. Il était vraiment bon avec les Remparts, mais les recruteurs ne parlaient pas toujours de lui.»

Si Crosby a été le premier choix des Penguins au repêchage de 2005, Vlasic a connu son sort au début du deuxième tour (35e choix au total) en devenant la propriété des Sharks.

Jamais dans le trouble

À la veille du premier match de cette finale, Crosby a lancé des fleurs à Vlasic, son coéquipier aux Jeux de Sotchi et futur coéquipier à la Coupe du monde à Toronto.

«Il est intelligent, très intelligent, a-t-il affirmé. Il ne se place jamais dans le pétrin. Il n’est pas le défenseur le plus robuste, mais il se positionne bien et il utilise bien son bâton pour couper des passes ou empêcher des tirs. Il bloque des tirs.»

«Sa lecture du jeu est incroyable, a-t-il continué. Son quotient intellectuel de hockey est excessivement élevé. Tu dois être créatif pour jouer contre lui.»

Vlasic, quant à lui, voit d’un bon œil sa confrontation avec Crosby.

«C’est toujours le fun de jouer contre le meilleur joueur au monde, a dit le défenseur de 29 ans. Si je joue contre lui durant la série, il s’agira d’un gros défi pour moi. Mais j’ai hâte de le relever ce défi.»