Pittsburgh - San Jose

Fleury toujours en arrière-scène

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Un seul départ, une défaite en prolongation contre le Lightning de Tampa Bay et 79 petites minutes. Voici le résumé des séries pour Marc-André Fleury.

À l’inverse de 2008 et 2009, Fleury vivra la finale de la Coupe Stanley dans un rôle de gardien numéro deux. Matthew Murray restera l’homme de confiance de Mike Sullivan. C’est du moins le plan pour le premier match contre les Sharks de San Jose.

«Oui, c’est différent des deux autres finales, a reconnu Fleury. J’ai le sentiment que je n’ai pas accompli autant de choses qu’à mes deux premières participations. Je reste positif et j’encourage les gars. Ce n’est pas le temps de faire des vagues. Je ne veux pas voir de bisbilles au sein de l’équipe. Si j’ai la chance de jouer, je serai prêt.»

En cette journée consacrée aux médias au CONSOL Energy, Fleury n’a pas crié son mécontentement. Il a répondu aux questions avec classe et il restait très patient même si les sujets devenaient répétitifs.

«Pour moi, l’équipe passe en premier, a-t-il rappelé. Je ne fais pas passer mes propres intérêts personnels avant. Ce n’est pas le moment d’être égoïste, c’est plus important que nous gagnions la Coupe Stanley. Je joue à Pittsburgh depuis longtemps, j’aimerais voir la ville remporter un autre championnat. »

Ouvrir une porte

Lors des séries de 2008 et 2009, Fleury avait obtenu tous les départs des Penguins. Ty Conklin, son adjoint en 2008, n’avait pas touché la glace une seule fois, alors que Mathieu Garon l’avait remplacé pour 24 minutes le printemps suivant.

«Depuis des années, j’étais habitué de jouer beaucoup, d’être dans l’action et de suer, a dit Fleury. J’adore jouer et à ce stade de la saison, tu veux obtenir les gros matchs. Quand tu ne fais qu’ouvrir la porte, le feeling est différent.

C’est la situation avec laquelle je suis confrontée dans le moment et je dois l’accepter. Je me suis blessé au mauvais moment avec ma commotion cérébrale en fin de saison. Matt en a profité et il joue du très bon hockey.»
Murray, une recrue de 22 ans, représente l’une des très belles histoires depuis le début des séries avec un dossier de 11 victoires et quatre revers, une moyenne de 2,22 et un taux d’efficacité de ,924.

Rester dans le présent

Avec l’émergence de Murray, Jim Rutherford aura bientôt un choix à faire avec ses gardiens. S’il est conscient qu’on remet en doute son futur à Pittsburgh, Fleury a préféré se concentrer sur le présent.

«Ce n’est pas le moment de parler de mon avenir, le moment est de se lancer à la conquête de la coupe, a-t-il répliqué. Je ne suis pas le genre de gars à lire internet, les journaux ou regarder la télé. Je me change les idées en dehors du hockey et je tente de ne pas trop y penser. J’en entends plus parler à l’aréna avec les journalistes. On verra cet été ce qui va se passer.»

Dans le vestiaire des Penguins, Fleury entretient une très bonne relation avec Murray. Sidney Crosby a rappelé le professionnalisme de son ami de longue date.

«Il y a plusieurs façons d’exprimer son leadership, a souligné le capitaine. Marc-André le montre depuis le début des séries. Il n’a jamais dit un seul mot et il encourage Matt Murray. Il a une attitude incroyable. Je ne m’attendais à rien de moi de sa part, il est une bonne personne.»