Pittsburgh - San Jose

Crosby de retour en finale sept ans plus tard

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Sidney Crosby avait 20 ans à sa première participation en finale de la Coupe Stanley. Il avait 21 ans quand il a soulevé la Coupe Stanley pour une première fois. Il a maintenant 28 ans et il expérimente cette scène pour une troisième fois.

«On dirait que ça fait tellement longtemps que je n’ai pas vécu une finale, a affirmé Crosby encerclé par une meute de journalistes. Ça fait sept ans, mais j’ai plus le sentiment que ça remonte à une décennie. Il s’est déroulé tellement de choses depuis 2009.»

«Il y a maintenant des visages différents au sein de notre équipe, mais il y a aussi quelques survivants avec Gino (Evgeni Malkin), Letang, Fleury et Kunitz. Il y a une chose qui ne changera jamais et c’est l’excitation d’une finale.

Comme je suis maintenant un peu plus vieux, je peux encore plus apprécier le moment.»

À ses deux premières visites à la grande danse, Crosby affrontait les Red Wings de Detroit, l’équipe des Nicklas Lidstrom, Pavel Datsyuk, Henrik Zetterberg et Mike Babcock.

Cette année, les Penguins auront la mission de freiner les Sharks de San Jose, les tombeurs des Kings de Los Angeles, des Predators de Nashville et des Blues de St. Louis.

«À l’image des Wings, les Sharks ont une équipe très rapide, mais ils sont plus gros, a noté Crosby. Je m’attends à une longue série.»

Plus d’expérience

Toujours aussi calme et posé lorsqu’il se retrouve devant une dizaine de micros, Crosby a décrit l’un de ses atouts pour cette finale.

«Je sais maintenant mieux à quoi m’attendre, a-t-il répliqué. Ça reste le même jeu, c’est du hockey, mais ça devient tellement plus gros quand tu participes à la finale. Je comprends mieux comment bloquer les distractions.»

«Je me sens plus expérimenté et mieux outillé. Il y a des joueurs qui vivront leur première finale et je sais qu’ils seront émerveillés. Je veux qu’ils s’amusent, mais ils doivent garder en tête notre objectif, la victoire.»

Le prodige de Cole Harbour en Nouvelle-Écosse a regardé en direction de Mike Sullivan pour décrire les succès de son équipe, mais il a aussi eu de bons mots pour son directeur général, Jim Rutherford.

«Pour gagner, tu as besoin de profondeur, ce n’est pas un secret, a-t-il souligné. Jim a fait tout un travail depuis son arrivée l’an dernier. Il a ajouté les bonnes pièces à notre casse-tête. Tu ne peux pas juste miser sur une poignée de bons joueurs. Il faut aussi différents joueurs, différents styles.»

Le respect des rivaux

Aux Jeux olympiques de Vancouver en 2010, Crosby a gagné la médaille d’or aux côtés de Joe Thornton et de Patrick Marleau. Quatre ans plus tard, à Sotchi, il a grimpé sur la plus haute marche du podium avec Marleau.

Il connaît donc très bien les deux vétérans attaquants des Sharks.

«C’est très difficile d’atteindre la finale. Joe et Patrick en sont deux bons exemples du côté des Sharks. Joe a toujours affiché de très bonnes statistiques. Il est l’un des meilleurs fabricants de jeu depuis de nombreuses années. Je sais qu’il a faim et qu’il aimerait gagner la Coupe. C’est la même chose pour Marleau. Mais j’ai exactement le même désir. »

Kristopher Letang et Nick Bonino n’ont pas participé à l’entraînement des Penguins. Dans le cas de Letang, les Penguins ont parlé d’une simple journée de thérapie.