Tampa Bay - Pittsburgh

Une immense perte

Une immense perte

Renaud Lavoie

Publié 27 mai 2016
Mis à jour 27 mai 2016

Faut-il se surprendre de la présence des Penguins en finale de la coupe Stanley? Pas du tout. Ceux qui ont vu la montée de cette formation à compter du mois de février ont remarqué qu'il se passait quelque chose de spécial à Pittsburgh. C'est pourquoi les Islanders se sont assurés de ne pas bien jouer dans leur dernier match de la saison afin d'éviter de les affronter. Les Islanders ont choisi de jouer contre les Panthers, en première ronde, parce qu'ils croyaient sérieusement que leurs chances de l'emporter étaient meilleures. Ils ne se sont pas trompés.

Cette décision des Islanders de tout faire pour perdre le dernier match de la saison (5-2 face aux Flyers) a été sévèrement dénoncée par l'entraîneur des Rangers Alain Vigneault. Avec raison. Parce qu'il ne fallait pas être un devin pour comprendre que les Penguins étaient l'équipe la plus dangereuse dans l'Association de l'Est et la troupe de Mike Sullivan a répondu aux attentes.

La définition d'une équipe

Les Capitals, pourtant la meilleure formation de la ligue en saison régulière, n'auront fait que passer en deuxième ronde, étant incapable de rivaliser avec la vitesse des Penguins. L'entraîneur du Lightning, Jon Cooper a dit presque la même chose que son homologue des Capitals Barry Trotz, après la défaite dans le septième match. La vitesse d'exécution des Penguins aura été fatale parce que son équipe jugée également rapide ne l'était pas assez. C'est tout dire.

Mais l'exploit de Mike Sullivan jusqu'à présent n'aura pas été de peser sur les bons boutons tous les soirs. L'exploit de l'entraîneur des Penguins aura été plutôt de s'assurer que la chimie ‎entre tous les joueurs dans le vestiaire soit à son apogée. Vous croyez que c'est facile ? Mike Sullivan a dû imposer des joueurs comme Bryan Rust, Conor Sheary et Matt Murray à un groupe de vétéran bien établi. Ces trois joueurs, qui jouaient dans la Ligue américaine au début de la saison, se sont très bien intégrés au groupe parce qu'ils sont de très bonnes personnes, mais aussi, et surtout, parce qu'ils sont efficaces.

Cette unité aura fait en sorte que les Penguins auront bûché très dur pour se rendre en finale et ils méritent amplement d'y participer.

Un gardien en moins

Chez le Lightning, on a beau évaluer la défaite face aux Penguins de tous les angles, il n'y a aucun doute que la perte de Ben Bishop dans le premier match de la série aura été fatale.

Pour être honnête, il faut donner beaucoup de crédit à cette équipe d'avoir été en mesure de forcer un septième match dans cette série.

Vous allez me dire qu'Andrei Vasilevskiy n'est pas responsable de l'élimination de son équipe et je vous dirais que je suis bien d'accord. Mais bien des joueurs du Lightning m'ont avoué qu'ils ne jouaient pas de la même façon sans leur gardien numéro un. C'est effectivement ce qu'on ressentait dans cette série.

C'est donc avec un goût amer que se termine cette saison pour les joueurs du Lightning parce qu'ils sont de retour à la maison avec beaucoup de points d'interrogation. Est-ce que Ben Bishop aurait pu sauver les meubles ? L'autre question concerne l'avenir de leur capitaine Steven Stamkos dans la formation.

J'ai vu des équipes ordinaires se rendre en finale de la coupe Stanley et même remporter le précieux trophée grâce à leur gardien. Le Lightning n'est pas une équipe ordinaire, mais sans Ben Bishop elle se comportait ainsi.

Attention aux Sharks

Le plus gros défi des Penguins s'en vient. Les Sharks de San Jose se sont moqués de leurs adversaires depuis le début des séries.

La vitesse de cette équipe a fait la différence et on peut dire sans se tromper qu'ils ressemblent beaucoup aux Penguins.

Pour l'emporter, Mike Sullivan devra s'assurer que ses joueurs demeurent disciplinés parce que l'avantage numérique des Sharks fait particulièrement peur.

Bien hâte de voir qui remportera cette série qui s'annonce très relevée. Sortez le pop-corn.