Pittsburgh - San Jose

La finale de la rédemption

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Étiquetés de qualificatifs plus négatifs les uns que les autres depuis le début de leur carrière, Phil Kessel et Joe Thornton ont enfin l’occasion d’amener leur équipe à la Terre promise.

Pour l’un ou l’autre de ces choix de premier tour des Bruins de Boston, cette finale entre les Penguins de Pittsburgh et les Sharks de San Jose aura des allures de rédemption.

Étouffé par la pression de devoir traîner les Maple Leafs de Toronto sur ses épaules, Kessel a retrouvé un second souffle avec les Penguins de Pittsburgh.

«Il y a 12 mois, je n’aurais jamais imaginé me retrouver dans cette situation aujourd’hui. C’est difficile de rêver à pareil scénario. Ce sera un moment très important de ma vie et de ma carrière», a lancé Kessel, dans les instants suivant la dernière victoire des Penguins, jeudi.

Quant à Thornton, à ses 10 premières saisons à San Jose, il n’avait pu faire mieux que deux présences en finale de l’Association de l’Ouest.

Le pari de Rutherford

Il y a quelques semaines, Jim Rutherford indiquait qu’il n’avait jamais hésité à sacrifier quelques espoirs et deux choix de repêchage pour amener l’Américain à Pittsburgh.

«Pendant six saisons, il a été le meilleur joueur des Maple Leafs», avait-il indiqué.

Le vénérable directeur général a effectivement eu la main heureuse. Ayant maintenu des statistiques honnêtes en saison régulière (26 buts et 33 aides pour 59 points), l’attaquant de 28 ans démontre toute sa valeur depuis le début des séries éliminatoires.

Incluant le sixième match de la série de deuxième tour face aux Capitals de Washington, rencontre au cours de laquelle il a inscrit deux buts, Kessel a fait scintiller la lumière rouge à six reprises et ajouté trois aides en huit joutes.

Des doutes à dissiper

À plus petite échelle, une conquête de la coupe Stanley pourrait également dissiper tous les doutes au sujet de Sidney Crosby et sa tenue en séries.

Certes, le capitaine des Penguins a déjà soulevé le précieux trophée, mais nombreux sont ceux qui pensent qu’avec une aussi belle machine, son club n’aurait pas dû avoir à attendre sept ans avant d’obtenir une nouvelle occasion de parader dans les rues de Pittsburgh.

Malgré cette longue attente, Crosby n’a jamais douté des chances de son groupe de retourner un jour à la série ultime.

«Ça ne m’a jamais traversé l’esprit. Certaines années, je sentais que nous avions l’initiative, mais ça n’a pas fonctionné, a-t-il émis. Je me souviens de notre défaite contre les Bruins en finale d’association (en 2013). Tout semblait bien aller, puis nous nous sommes fait balayer.»

La tâche risque d’être tout aussi ardue face aux Sharks, que plusieurs classent favoris pour remporter les grands honneurs.