San Jose Sharks v St Louis Blues - Game One

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Pittsburgh - San Jose

«Tout reste à accomplir» - Marc-Édouard Vlasic

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La première participation des Sharks de San Jose à la finale de la coupe Stanley – eux qui en sont à leur 24e saison - réjouit le défenseur Marc-Édouard Vlasic, mais pas question de tomber dans la complaisance.

«C’est une belle réussite pour l’organisation de franchir ce pas, mais tout reste à accomplir. Nous sommes très près du but, mais en même temps, très loin. On a savouré la victoire face aux Blues de St. Louis, mais tous les gars savent qu’il reste quatre gros matchs à gagner», a confié l’ancien des Remparts de Québec lors d’un entretien téléphonique.

«Quand tu es si proche, tu veux juste gagner. Perdre en séries, c’est toujours dur, alors je ne veux même pas imaginer ce que ce doit être de perdre en finale, a-t-il ajouté. C’est une belle première pour les Sharks, mais en bout de ligne, ça ne voudra rien dire si on ne va pas chercher la coupe.»

Si les accolades se multipliaient après la victoire décisive au sixième duel de la finale de l’Association de l’Ouest, les célébrations ont néanmoins été sobres.

«"Coach" DeBoer nous a rappelés l’importance des quatre prochaines victoires à aller chercher et on en est conscient. La plupart des gars sont rentrés directement à la maison. Moi, j’étais couché bien tranquille à minuit!», a lancé Vlasic.

Pied-de-nez aux dénigreurs

L’arrière de 29 ans qui en est déjà à sa 10e campagne avec les Sharks sait pertinemment que les doutes fusaient à l’endroit de l’équipe.

Les Requins ont beau avoir participé 18 fois aux séries et avoir remporté 13 rondes depuis 2003-04, plusieurs continuaient de les croire incapables de briller dans les grands moments.

«Il y a toujours eu beaucoup de doutes à l’extérieur de notre vestiaire, mais on se fout de ces doutes. Les gens ne peuvent pas comprendre à quel point c’est dur de gagner en séries. Pour nous, le fait de se retrouver en finale n’est absolument pas une surprise», a-t-il expliqué.

En confiance

Pour Vlasic, la différence avec les années précédentes réside dans la profondeur de l’équipe.

«Des gens demandaient un grand ménage, mais il fallait juste mieux entourer le noyau en place. On ne serait peut-être pas rendu là si des gars comme Joe Thornton n’étaient plus avec nous.

«L’organisation a démontré beaucoup de confiance à notre égard et cette confiance a déteint sur nous. Quand tu arrives en séries avec quatre lignes qui roulent et des défenseurs qui jouent environ 23 minutes, tout le monde est plus en forme. Cette année, la profondeur, c’est nous qui l’avons.»

Il va sans dire que le vétéran croit fortement aux chances des siens de soulever le Saint-Graal du hockey d’ici deux semaines.

«Nous sommes confiants. Ce sera encore plus difficile que nos trois premières rondes, mais on va travailler dur et avoir du plaisir en finale.»