Tampa Bay - Pittsburgh

Kucherov en pleine ascension

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Peu importe le sort qui attend le Lightning de Tampa Bay au terme de ce septième et ultime match face aux Penguins de Pittsburgh, ces séries permettent de confirmer Nikita Kucherov au statut de joueur des grandes occasions.

Encore une fois, le Russe de 22 ans a trouvé une façon de hausser son niveau de jeu lors de ce tournoi printanier. Avec une récolte de 11 buts et huit aides en 16 matchs, il a causé des maux de tête tant aux Red Wings de Detroit, qu’aux Islanders de New York et aux Penguins.

Au grand plaisir de son entraîneur qui ne tarit pas d’éloges à son endroit.

«C’est un plaisir de le diriger. Plus le moment est important, plus il est impliqué dans l’action», a encensé Jon Cooper plus tôt cette semaine.

«Il n’a que 22 ans. Il est assurément l’une des étoiles montantes de cette ligue», a-t-il poursuivi.

Kucherov avait laissé entrevoir de premiers indices de ce statut le printemps dernier.

Ses 10 buts et 12 mentions d’assistance en 26 matchs éliminatoires avaient grandement contribué à la présence du Lightning en finale.

«Il prouve présentement que ses performances de l’an dernier n’étaient pas que le fruit du hasard», a fait remarquer Cooper.

En amour avec les séries

Alors que l’interrupteur de plusieurs joueurs s’éteint lorsque l’enjeu augmente, celui de Kucherov explose. Il assure chérir ces moments où le niveau d’émotion est à son paroxysme tant sur la patinoire que dans les gradins.

«J’aime ça jouer en séries. Tout est plus difficile. La vitesse, la robustesse, le niveau d’intensité, ça n’a rien à voir avec la saison régulière, a indiqué Kucherov. Et les amateurs deviennent très bruyants.»

On dit souvent que la meilleure défense est l’attaque. Difficile de se faire marquer un but lorsque vous êtes constamment en possession de la rondelle. Voilà qui explique sans doute pourquoi il domine le circuit avec un différentiel de +14.

Un vague souvenir de l’Abitibi

Amené en Amérique du Nord par les Remparts de Québec, Kucherov n’a joué que six matchs avec la formation de la capitale québécois avant de se joindre aux Huskies de Rouyn-Noranda dans les derniers mois de la saison 2012-2013.

Bien qu’il ait honnêtement admis n’avoir aucune idée que son ancienne formation avait atteint la demi-finale du présent tournoi de la coupe Memorial, il a assuré avoir gardé un bon souvenir de cette trentaine de matchs disputés en sol abitibien.

«Je me souviens que nous misions sur un groupe de joueurs très unis. Tout le monde au sein de cette organisation m’a aidé à progresser et à me rendre là où je suis aujourd’hui», a-t-il soutenu.