Tampa Bay - Pittsburgh

Une histoire à changer

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Avec un septième match à domicile, vous croyez que c’est dans la poche pour les Penguins? Pas si vite. Sidney Crosby et ses copains n’ont jamais obtenu beaucoup de succès lors de matchs ultimes. Même à la maison.

Il faut remonter au 18 mai 1995 pour assister à une victoire des Penguins au cours d’un match semblable devant leurs partisans. Ils se sont inclinés lors des quatre rendez-vous suivants. C’était en 1996, en 2010, 2011 et 2014.

Les partisans du Canadien se rappelleront particulièrement la rencontre du 12 mai 2010, la dernière des Penguins disputée au Mellon Arena. Grâce à une autre performance époustouflante de Jaroslav Halak, le Tricolore avait causé une surprise en éliminant les champions en titre de la coupe Stanley.

Bref, sous l’ère Crosby, les Penguins montrent un dossier de deux gains contre trois revers en matchs ultimes. Le plus mémorable étant sans doute cette victoire de 2 à 1 aux dépens des Red Wings, à Detroit, lors de la finale de la coupe Stanley de 2009.

«Au fil des expériences, on apprend que tout peut arriver. Mais la meilleure façon de se donner une chance de gagner est de garder les jeux simples et éviter de mettre l’emphase sur la grosse histoire que provoque toujours un septième match», a affirmé le capitaine avant de s’envoler vers la Pennsylvanie.

«D’ailleurs, nous nous trouvions exactement dans la même position, hier soir. Vous avez vu la façon dont nous avons joué et réagi? Je n’espère rien de moins que la même chose demain», a-t-il ajouté.

Hagelin en pays de connaissance

Dans le camp des Penguins, il y a au moins un joueur qui connaît la recette pour obtenir du succès dans une rencontre sans lendemain. En quatre saisons avec les Rangers, Carl Hagelin a été impliqué dans sept rencontres ultimes.

«Il y aura beaucoup d’émotion et d’intensité. Il faudra demeurer calme. Ce n’est pas le temps de jouer avec la peur au ventre, a affirmé le Suédois. Quand nous sommes agressifs et que nous passons du temps en territoire offensif, c’est là qu’on est à notre meilleur.»

De ces sept matchs, Hagelin n’en a perdu qu’un seul. C’était l’an dernier, justement contre le Lightning en finale de l’Association de l’Est. Un revers de 2 à 0.

«Nous n’avions pas bien joué du tout. Nous n’avions rien dans les jambes», a-t-il souligné.

«Cette équipe-ci est différente. Tout le monde croit en tout le monde. Nous pouvons à la fois constituer une menace offensive et limiter les occasions de l’adversaire.»

Maintenant, il n’en tient plus qu’à eux à renverser le cours de l’histoire.