Tampa Bay - Pittsburgh

Letang envoie une flèche à Hedman

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Kristopher Letang était bien heureux mardi soir d’avoir pu fermer le clapet à ses dénigreurs.

En passant devant l’espace réservé aux médias, dans les couloirs du Amalie Arena, l’arrière des Penguins n’a pas manqué l’occasion d’en faire part aux journalistes québécois après la victoire des siens au compte de 5-2 sur le Lightning de Tampa Bay.

Après quelques salutations d’usage, l’athlète de 29 ans a lancé, le sourire fendu jusqu’aux oreilles: «En passant, ce soir, c’est l’autre défenseur qui est - 4!»

Letang faisait ainsi référence à Victor Hedman, que plusieurs estiment être plus visible que son adversaire des Penguins depuis le début de cette confrontation.

Effectivement, le grand suédois était sur la glace pour les quatre buts inscrits par les Penguins à forces égales. Tout comme Tyler Johnson, d’ailleurs.

Cooper prépare son smash

Depuis le début des séries, Jon Cooper ne cesse de marteler que les meilleurs joueurs d’une équipe doivent jouer comme tel pour espérer l’emporter. Mardi, ce ne fut évidemment pas le cas.

«Tous les joueurs des Penguins ont mieux joué que nous pendant 40 minutes. Et nous avons fait de même pour les 20 dernières», a analysé l’entraîneur du Lightning.

Au moins, le Lightning s’est déjà retrouvé dans pareille situation. C’était environ à la même date, l’an dernier. Et lorsque vient le temps d’expliquer la recette à appliquer pour atteindre, une fois de plus, la finale, Cooper ne perd pas de temps.

«Il faut éviter de donner une priorité de trois buts à une équipe bien nantie comme celle-là», a-t-il déclaré.

«On aurait pu mettre les Penguins hors de combat ce soir. Nous nous en allons dans un environnement hostile, a-t-il ajouté. Ils ont envoyé le ballon sur notre côté du terrain, c’est à nous de le leur retourner avec un smash.»

Résister à la pression

Parlant de recette, Letang soutient que ses coéquipiers et lui en connaissent également une bonne.

«On l’a appliqué pendant 40 minutes de jeu. On a bien joué, on a joué intelligemment avec la rondelle. C’est sûr que, en troisième, on s’est peut-être assis un peu sur notre avance. On s’attendait à ce qu’ils tentent une poussée. Au moins, on a bien réagi», a-t-il indiqué.

Une analyse concordant avec celle de Sidney Crosby.

«Nous savions qu’ils allaient appliquer beaucoup de pression en troisième période. À 3 à 2, avec un peu plus de sept minutes à jouer, il fallait trouver un moyen de tenir le coup. Puis, Rusty (Bryan Rust) a marqué ce gros but, celui qui nous donnait un coussin important», a fait valoir le capitaine.