Tampa Bay - Pittsburgh

Le sept chanceux

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S’il y a un joueur qui est parvenu à dormir sur ses deux oreilles la nuit dernière, c’est bien Anton Stralman. Le grand suédois disputera ce soir le huitième match ultime de sa carrière.

Encore invaincu en pareilles circonstances, il tentera de rejoindre Brad Richards, Glenn Anderson et Raymond Bourque, les trois seuls joueurs de l’histoire de la LNH à avoir remporté huit matchs ultimes.

Richards est le seul à être parvenu à le faire sans subir la défaite. Voilà un beau fait d’armes que pourrait égaler Stralman.

Le défenseur de 29 ans soutient que pour obtenir du succès dans une rencontre d’une aussi haute importance, la chance, le talent et le travail ne sont pas suffisants.

«C’est certain que de faire partie de bonnes formations, ça aide. Mais savourer le moment apporte encore plus de résultats», a-t-il mentionné avant de monter à bord de l’avion amenant le Lightning à Pittsburgh.

«Je ne crois pas que l’on puisse offrir son meilleur sans apprécier ce genre de match et en le jouant avec plaisir. Il faut éviter de se mettre trop de pression sur les épaules», a poursuit le défenseur.

Toujours aussi excitant

Bien qu’il demeure calme, Stralman a laissé transparaître un brin d’excitation un peu plus de 24 heures avant cette confrontation.

«Un septième match demeurera toujours spécial. L’enjeu est tellement grand. C’est difficile à décrire et à expliquer à quelqu’un qui ne l’a jamais vécu, a-t-il déclaré. C’est un moment auquel on rêve tous lorsqu’on est jeune.»

Stralman n’est pas le seul joueur invaincu en matchs 7 du côté du Lightning. Brian Boyle (6-0) et Matt Carle (5-0) présentent également des fiches immaculées.

Une occasion à saisir

Alors que son défenseur se montrait très calme, Jon Cooper a difficilement caché sa nervosité.

«Savourer le moment, avoir du plaisir. Ce sont des phrases qui visent à cacher le stress, a lancé l’entraîneur du Lightning. Mais ce genre de match arrive à tous à un moment ou l’autre d’une carrière.»

«D’ailleurs, lors du camp d’entraînement, si nous avions dit à nos joueurs qu’ils auraient droit à un seul match pour saisir la chance de participer à la finale de la coupe Stanley, tous auraient sauté sur l’occasion», a-t-il ajouté.

Avec un groupe de joueurs pratiquement identique, Cooper avait tenu le même discours l’an dernier. Avec pour résultat que le Lightning avait surpris les Rangers dans l’intimidant Madison Square Garden. Ils ont confiance pour répéter ce tour de force au domicile des Penguins.