Tampa Bay - Pittsburgh

Letang, une cible de choix pour Paquette

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Dans les vestiaires de plus en plus aseptisés de la Ligue nationale de hockey (LNH), où la langue de bois et les clichés sont un lot quotidien, il arrive encore, à l’occasion, qu’on ait droit à quelques perles. Comme celle qu’a laissé échapper Cédric Paquette, mardi matin.

À l’auteur de ces lignes qui lui demandait si porter une attention particulière au défenseur Kristopher Letang faisait partie du plan de match, l’attaquant du Lightning de Tampa Bay y est allé d’une savoureuse réponse.

«On s’en est parlé au début. On a vu dans les autres séries qu’il pouvait prendre les nerfs assez facilement. On ne veut pas nécessairement aller vers lui, mais quand on a une chance de terminer une mise en échec ou de l’ennuyer, on le fait», a-t-il admis sans détour.

Ryan Callahan, avec sa mise en échec par-derrière lors du premier match, et Brian Boyle, qui a réussi à lui faire perdre son calme pendant la quatrième rencontre, ont visiblement appliqué la directive à la lettre.

«Boyle et Callahan sont entrés dans sa tête. Je pense qu’il n’a pas vraiment aimé se faire frapper par Callahan», a indiqué le Gaspésien.

Paquette, manifestement en verve à quelques heures du sixième affrontement entre le Lightning et les Penguins de Pittsburgh, n’a pas hésité à en rajouter une couche.

«Depuis la mêlée avec Boyle, il n’est pas le même joueur. Lors du dernier match, on ne l’a pas vu. Il a fait de mauvais jeux, a-t-il lancé. Je ne savais pas qu’il prenait les nerfs autant que ça. Je viens de le réaliser. C’est normal, c’est un joueur compétitif. Mais parfois, les fils se touchent.»

Des «taloches sur la gueule»

Mis au courant des déclarations de son rival, Letang a esquissé un sourire qui en disait long. Marchant d’abord sur des oeufs et s’assurant de bien peser chacun de ses mots, le défenseur des Penguins a fini par cracher le morceau.

«Je suis un gars émotif. Je l’ai fait voir une seule fois dans les séries. Une fois en 15 matchs. Un moment donné, quand tu manges des taloches, tu finis par te dire que tu as le droit d’en donner si les autres ne sont pas punis.»

Cela dit, Letang n’est pas surpris d’être la cible des adversaires. Il savait quel genre de galère l’attendait lorsque les séries se sont amorcées il y a plus d’un mois. Il s’y était préparé.

«Ç’a été comme ça pour la majeure partie de la saison. Ça fait partie de mon quotidien maintenant. Je dois vivre avec ça. Il faut que je mange des taloches sur la gueule», a-t-il déclaré.