Tampa Bay - Pittsburgh

Hagelin a retrouvé le sourire

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On mentionne souvent qu’un changement d’air peut être profitable à un joueur qui est dans un creux de vague. C’est un peu l’histoire de la saison de l’attaquant des Penguins de Pittsburgh Carl Hagelin.

Tout a commencé lors du dernier repêchage. Les Rangers de New York, l’équipe avec laquelle il avait passé ses quatre premières campagnes dans la Ligue nationale de hockey, l’échangent aux Ducks d’Anaheim.

Le Suédois a eu toutefois toutes les misères du monde à se mettre en marche sous les ordres de Bruce Boudreau. Et le mot est faible.

Hagelin n’a inscrit que deux points à ses 17 premiers matchs avec sa nouvelle formation.

Puis, le 15 janvier, il a reçu un appel qui allait relancer sa campagne: il prend la direction de Pittsburgh. C’est à ce moment que les choses se sont mises à débloquer pour lui. Il a terminé la saison régulière avec une récolte de 27 points, dont 10 buts, à ses 37 dernières parties.

«Un ensemble de facteurs expliquent mon court séjour avec les Ducks, a affirmé Hagelin lors d’une entrevue avec “Le Journal de Montréal”. L’équipe ne jouait pas bien et moi non plus.»

«Les choses ne se déroulaient pas comme je le souhaitais à l’exception de mes 10 derniers matchs. J’étais revenu au style qui m’avait permis d’avoir du succès dans le passé.»

Un trio qui fait des ravages

Depuis le début des présentes séries, Hagelin produit sur une base régulière en compagnie de ses compagnons Nick Bonino et Phil Kessel.

D’ailleurs, ils forment actuellement le trio le plus productif des Penguins et ce n’est pas banal quand on sait que cette équipe compte sur des joueurs de premier plan comme Sidney Crosby et Evgeni Malkin dans ses rangs.

Le numéro no 62, qui a récolté 12 points en 16 rencontres jusqu’à présent, s’entend comme larrons en foire avec ses deux coéquipiers.

«Notre chimie s’est vraiment installée après nos deux premiers matchs ensemble, a expliqué Hagelin. On a réalisé qu’on pourrait avoir du plaisir et que notre vision du jeu était très similaire.»

«On est trois joueurs qui apportent des éléments différents à notre trio et c’est ce qui nous permet d’avoir du succès.»

Une vitesse supérieure

Hagelin est reconnu dans la LNH pour être l’un des patineurs les plus rapides et c’est l’une des raisons qui ont poussé le directeur général Jim Rutherford à faire son acquisition.

Quand il est sur la glace, l’adversaire doit toujours être sur le qui-vive, surtout s’il y a une course pour une rondelle libre ou s’il se retrouve en situation de désavantage numérique.

«J’aime bien forcer le jeu lorsqu’on est à court d’un homme, a indiqué Hagelin. Quand tu as la chance de récupérer le disque et de passer un peu de temps dans la zone offensive, c’est très positif.»

«C’est mieux que de perdre ton énergie à demeurer dans ton territoire.»

Les défenseurs des Penguins aiment bien pouvoir compter sur un attaquant de la trempe de Hagelin.

«C’est facile de le repérer dans le feu de l’action, a analysé le défenseur Kristopher Letang. Ce n’est pas un joueur que tu as besoin de toujours lui placer la rondelle sur son bâton.»

«Tu n’as qu’à la lancer dans un espace libre et il sera en mesure de l’atteindre grâce à sa vitesse.»