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Ces héros qui n'ont jamais marqué en prolongation

The Hockey News

Publié | Mis à jour

Au début de la deuxième partie face au Lightning de Tampa Bay, Sidney Crosby n’avait jamais marqué un but en prolongation en séries éliminatoires.

Il lui a fallu 40 secondes en période supplémentaire, lundi soir, pour remédier à cette situation. Avant même que les partisans soient installés pour le début de l’engagement, Crosby avait déjoué le gardien Andrei Vasilevskiy pour devenir le héros de la rencontre.

Le but en prolongation de Crosby est venu à son 113e match en séries éliminatoires. C’était la 21e fois que les Penguins de Pittsburgh se rendaient en surtemps lorsque «Sid The Kid» figurait au sein de la formation.

Bien qu’il puisse sembler bizarre que le meilleur joueur au monde n’ait jamais marqué un but gagnant en période supplémentaire lors des séries éliminatoires, il n’est pas le seul. En fait, il y avait un visage connu sur la galerie de presse qui sait exactement comment Crosby se sentait avant la rencontre de lundi et vous le trouverez sur la liste suivante.

Encore actifs

ALEX OVECHKIN, Capitals de Washington

Il est surprenant que Crosby n’ait jamais marqué en surtemps, mais il est encore plus choquant qu’Ovechkin, incontestablement l’un des plus grands buteurs que la ligue ait vus, n’a jamais marqué en prolongation lors de bals printaniers.

En 84 parties jouées lors des séries, la vedette des Capitals de Washington a inscrit 41 filets, mais aucun d’entre eux n’a scellé l’issue d’une rencontre en temps supplémentaire. À 25 reprises, l’équipe d’Ovechkin s’est rendue en surtemps depuis qu’il porte l’uniforme des «Caps», mais jamais son tir n’a été celui de la victoire. Cela inclut son match de quatre points au cours de la série contre les Canadiens Montréal en 2010. Son coéquipier Nicklas Backstrom avait marqué le but vainqueur.

Crédit photo : USA Today Sports

RICK NASH, Rangers de New York

Nash n’a pas eu beaucoup de temps en séries au cours des premières années de sa carrière, étant donné qu’il était souvent l’étoile offensive solitaire chez les médiocres  Blue Jackets de Columbus.

Il a participé aux séries éliminatoires dans chacune de ses quatre saisons avec les Rangers. En tout, il a joué dans 65 rencontres éliminatoires et dans lors des 15 qui ont nécessité plus que les trois périodes de temps réglementaire. Malgré cela, Nash n’a jamais inscrit le but qui a mis fin au match.

PAVEL DATSYUK, Red Wings de Detroit

Si Datsyuk choisit de prendre sa retraite, il va se déplacer dans la section des étoiles du passé qui figurent sur cette liste, mais il est encore un Red Wing à l’heure actuelle. Au cours de ses 150 parties éliminatoires à Detroit, dont 29 d’entre-elles se sont dirigées en prolongation, celui qu’on surnomme «L’homme magique» n’a généré produit le but vainqueur.

Les Red Wings ont gagné seulement neuf parties des séries qui se sont rendues en surtemps quand Datsyuk portait leurs couleurs, soit moins du tiers des joutes. Il a été impliqué dans un seul but vainqueur lors de ces neuf victoires, mais il n’a pas revendiqué le filet décisif.

RYAN GETZLAF, Ducks d’Anaheim

Getzlaf obtient un peu de marge de manœuvre ici, car il est plus un fabricant de jeu qu’un marqueur naturel – il a seulement éclipsé le plateau des 25 buts une fois.

Près du quart de l’ensemble des matchs éliminatoires de Getzlaf, 23 des 104 parties, a nécessité la prolongation. Les Ducks ont remporté plus de la moitié de ces rencontres, mais Getzlaf, n’a jamais marqué ou même enregistré une passe décisive à un coéquipier lors d’un but victorieux en supplémentaire.

NHL: Anaheim Ducks at Nashville Predators
Crédit photo : USA Today Sports

PATRIK ELIAS, Devils du New Jersey

Peu de joueurs ont une fiche de route aussi impressionnante qu’Elias. Il a remporté deux coupes Stanley, est apparu dans quatre matchs des étoiles, a inscrit plus de 400 buts et amassé plus de 1000 points au cours d’une carrière de près de 20 ans. La seule chose qu’il n’a pas à son actif, toutefois, c’est un but en prolongation lors des séries. Ce qui est choquant dans son cas, c’est qu’il était un meneur offensif de l’équipe des Devils, qui a joué un bon nombre de parties lors de périodes supplémentaires au cours de leurs années fastes.

Le 10 juin 2000, dans le match 6 de la finale de la Coupe Stanley, c’est Elias qui a trouvé Jason Arnott devant le filet des Stars de Dallas dans la deuxième période de prolongation. Arnott avait tiré la rondelle derrière le gardien Ed Belfour pour donner la victoire aux Devils et la coupe Stanley par le fait même.

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Anciens joueurs

MARK MESSIER

L’un des moments les plus emblématiques du hockey professionnel dans l’histoire des séries éliminatoires de la Coupe Stanley est probablement venu lorsque Messier avait garanti une victoire des Rangers dans le match numéro 6 lors des séries de 1994, lui qui avait inscrit un tour du chapeau dans cette rencontre. C’est l’étoffe d’une légende. Cela dit, il pourrait choquer certains amateurs que le «Moose» n’ait jamais réussi à enfiler un but en prolongation lors des danses printanières dans sa carrière.

Seul Wayne Gretzky, qui a marqué 122 buts en séries, le devance pour ce qui est des buts en éliminatoires, mais aucun filet de Messier n’a été inscrit en surtemps. Considérant que Messier a inscrit six fois son nom sur la coupe, cette donnée peut être mise de côté.

GORDIE HOWE

Howe a remporté sa première coupe Stanley lors de la saison 1950 et en a ajouté trois autres tout au long de sa carrière. Bien qu'il ait été un élément offensif important qui a conduit trois des équipes pour lesquelles il a joué en finale, il n'a jamais été une seule fois celui qui a clos le débat en prolongation. En carrière, il a joué 157 parties éliminatoires et a marqué 68 filets, mais ses buts gagnants n'étaient pas en prolongation.

Crédit photo : Edmonton Sun/QMI Agency

MARIO LEMIEUX

Lorsque Crosby a inscrit le filet de la victoire lundi, il est officiellement emménagé dans la catégorie des 30 buts en séries éliminatoires. Il est encore loin des 76 buts inscrits par Lemieux au printemps, mais Crosby a accompli quelque chose que le «Magnifique» n'a jamais fait, soit de marquer dans un match en prolongation. Lemieux a disputé 107 rencontres éliminatoires et 11 d'entre elles se sont rendues en temps supplémentaire.

Les Penguins de Mario ont présenté un dossier de 7-4 dans ces parties, mais il n'a jamais été celui qui a fait la différence en surtemps. Lemieux peut toutefois se vanter d'avoir deux coupes Stanley à sa fiche, alors que Sidney n’en a qu'une. Au moment d’écrire ces lignes, les Penguins sont à sept petites victoires de remporter leur deuxième championnat dans l'ère Crosby, et il est presque certain que ça ne dérangerait pas Lemieux de voir son protégé obtenir ce second titre.

MARCEL DIONNE

Peut-être l'un des joueurs les plus sous-estimés dans l'histoire, Dionne est parfois négligé parce qu'il n'a jamais eu tout à fait le succès en séries de quelques autres grands noms de son époque. Il occupe tout de même le sixième rang de tous les temps avec 1771 points dans sa carrière. Dionne était rarement un joueur de séries. Au cours de ses 18 années dans la ligue, il n'a joué que 49 matchs éliminatoires.

Mais encore, Dionne avait le don de marquer les buts importants pour son équipe. Plus de 10% de ses 731 buts de la saison régulière étaient des buts gagnants, mais dans les séries, il n'a jamais tranché en surtemps avec un filet décisif.

RAYMOND BOURQUE

Bourque semble ne pas avoir sa place dans cette liste, puisqu'il est le seul défenseur, mais comme il est le 11e meilleur pointeur de l'histoire de la LNH avec 1579, il a gagné sa place. Dans les séries, à peine 12 joueurs ont engrangé plus que les 180 points de Bourque, mais seul Messier a récolté plus de points en prolongation que Bourque.

Personne ne peut demander plus que ce qu'il a fait dans les séries, mais il aurait probablement aimé marquer un filet décisif en surtemps au moins une fois. Il a fait à peu près tout le reste. Récipiendaire du trophée Calder et de cinq trophées Norris, il a fallu 214 parties en séries éliminatoires pour Bourque avant de remporter une première coupe Stanley. 

Raymond Bourque
Crédit photo : Agence QMI