St. Louis - San Jose

Les Sharks libérés d'une certaine pression

Publié | Mis à jour

Il faudra changer l’étiquette des Sharks de San Jose. Celle de l’équipe qui coule en séries éliminatoires ne colle plus à leur peau.

Avec une victoire sans équivoque de 5-0 contre les Predators de Nashville jeudi soir, les Sharks ont obtenu leur place en finale de l’Association de l’Ouest, contre les Blues de St. Louis.

Parmi les six des 30 équipes qui n’ont pas encore remporté la coupe Stanley, c’est celle avec le plus de succès en saison régulière. Ils ont 17 apparitions en séries en 23 campagnes, mais ce sera seulement leur troisième participation au carré d’as.

Cette année, ils ont une occasion en or de laisser derrière eux les insuccès des saisons passées. «C’est certainement une façon de voir les choses, oui», a reconnu Patrick Marleau au quotidien «San Jose Mercury News».

«Ce n’est pas la même équipe que par le passé, a toutefois noté l’entraîneur-chef Peter DeBoer au journal. On a un tas de nouveaux visages, un nouveau personnel d’entraîneurs. Le noyau sur la glace est le même, mais c’est tout un groupe. Ça n’a jamais été eux le problème.»

Parmi les joueurs qui prouvent à quel point ils ne sont pas le problème, il y a Joe Pavelski. Le capitaine des Sharks est à égalité avec Nikita Kucherov en tête du classement des marqueurs en séries, avec neuf buts.

Brent Burns a 15 points en 12 matchs éliminatoires, tandis que Logan Couture a établi un nouveau record de concession, inscrivant 11 points en une seule série, contre les Predators.

Joel Ward donne raison au directeur général Doug Wilson, qui avait vu en lui un joueur capable de faire la différence dans les moments forts. Il a inscrit le deuxième but contre les Predators jeudi. Joonas Donskoi a connu une saison recrue plus timide, derrière les têtes d’affiche comme Artemi Panarin et Connor McDavid, mais il offre aux Sharks un soutien offensif important. Il a sept points en 12 rencontres éliminatoires.

Les Blues, des adversaires plus coriaces encore

En finale de l’Ouest, les Sharks seront confrontés à un adversaire au style de jeu bien organisé et à une formation plus complète encore que celle de Nashville.

Les Predators n’ont pas dans leurs rangs un franc-tireur de la trempe de Vladimir Tarasenko, et la ligne bleue des Blues, avec les Alex Pietrangelo, Kevin Shattenkirk et Colton Parayko, impressionne

Les attaquants David Backes et Troy Brouwer aiment bien le jeu physique, mais les Blues devront faire attention à l’indiscipline : l’avantage numérique des Sharks a été le plus efficace en saison. Il y a seulement l’attaque massive des Blackhawks de Chicago, au premier tour, qui a mieux fait que la leur en séries.