Washington - Pittsburgh

«J’ai failli tomber dans les pommes» - Letang

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Assis sur le banc de punition avec l’égalité au tableau indicateur, Kristopher Letang a probablement vécu les deux plus longues minutes de sa vie mardi lors du match entre les Penguins de Pittsburgh et les Capitals de Washington.

«J’étais vraiment stressé. Je priais sur le banc pour que nous réussissions à tuer la punition», a lancé le défenseur des Penguins.

Voyez pourquoi Letang était au cachot dans la vidéo ci-dessus. 

Le moment était d’autant plus mal choisi que les Capitals venaient d’obtenir trois supériorités numériques consécutives en raison d’autant de dégagement par-dessus la baie vitrée de la part des joueurs des Penguins. L’une d’entre elles avait mené au but égalisateur de John Carlson.

À la défense du Québécois, disons que Gord Dwyer s’est montré un peu sévère en le chassant pour obstruction à l’endroit de Justin Williams, alors que la rondelle était tout près des deux joueurs. D’ailleurs, Letang n’a pas manqué de lui dire sa façon de penser en se dirigeant vers le cachot

«J’ai failli tomber dans les pommes tellement je criais après l’arbitre. J’en ai oublié de respirer», a raconté le défenseur, soulagé, de retour à son casier.

«Dire qu’entre la deuxième et la troisième période, notre entraîneur nous avait répété l’importance de ne pas écoper de punition...», a-t-il ajouté.

Pas de panique

Si Sullivan a tenu ce discours, c’est qu’il était persuadé de deux choses: l’attaque massive des Capitals pouvait être dévastatrice et son équipe avait eu le meilleur à forces égales.

«Nous n’avons jamais paniqué, même en prolongation. Car nous savions que nous étions la meilleure équipe sur la glace à cinq contre cinq. Ce fut le cas tout au long de la série», a indiqué Matt Murray, auteur de 36 arrêts, dont 16 en troisième période.

«D’ailleurs, la seule raison pour laquelle ils sont revenus de l’arrière, c’est en raison de leurs supériorités numériques», a ajouté Murray à qui il semble en falloir beaucoup pour l’impressionner.

Mine de rien, le jeune gardien des Penguins n’a pas perdu au Consol Energy Center depuis le 30 décembre. De plus, malgré ses 21 ans, il vient de faire la barbe à Henrik Lundqvist et Braden Holtby, deux grosses pointures.

Maintenant, il aura comme mandat de réserver le même traitement à Ben Bishop. À moins que Sullivan ne décide de renvoyer Marc-André Fleury dans la mêlée pour cette finale d’association qui opposera les Penguins au Lightning de Tampa Bay.

Un sentiment indescriptible

Cela dit, cette prochaine confrontation serait encore hypothétique si Nick Bonino, dans la septième minute de la période de prolongation, n’avait pas propulsé les Penguins en finale d’association pour la première fois depuis 2013 grâce à une victoire de 4-3 contre les Capitals.

«C’est le sentiment le plus enivrant de ma carrière de joueur de hockey. Je suis incapable de trouver les mots pour le décrire», a soutenu le héros du match.

Comme c’est souvent le cas en prolongation, spécialement en séries éliminatoires, le but gagnant de Bonino n’en est pas un que l’on reverra dans les jeux de la semaine en raison de son aspect spectaculaire.

«J’ai vu Haggy (Carl Hagelin) et Phil (Kessel) appliquer de la pression avec la rondelle profondément dans leur territoire. Je me suis placé dans l’enclave et, soudainement, la rondelle est apparue à mes pieds. J’ai réussi à mettre le bâton dessus», a décrit le héros de la rencontre.

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