Washington - Pittsburgh

Barry Trotz ne veut rien savoir du passé

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Les partisans des Capitals de Washington étaient nerveux et anxieux en prenant place samedi soir dans les gradins du Verizon Center. Leur confiance avait été ébranlée par les deux revers de 3-2 que leur équipe a encaissés à Pittsburgh.

Ils ne pouvaient pas croire que les Capitals, que plusieurs favorisent pour remporter la coupe Stanley, faisaient face à l’élimination au deuxième tour.

«Ça sert à quoi de récolter 56 victoires et 120 points durant la saison si l’équipe s’écrase dans les séries?», s’interrogeaient deux amateurs aux cheveux blancs avant de faire leur entrée dans l’amphithéâtre.

Il faut comprendre que les partisans des Capitals en ont marre de se montrer patients. Ils attendent cette première coupe Stanley à Washington depuis 41 ans et Alexander Ovechkin commence à vieillir, même s’il est encore capable de marquer ses 50 buts par année.

Ovechkin et Braden Holtby ont ravivé les espoirs des partisans en guidant leur club vers une victoire de 3-1 samedi. Tout sera cependant à recommencer mardi soir lors du sixième match de la série à Pittsburgh.

Des années de déception

Les Capitals ont maintes fois déçu leurs «fans» durant les séries, eux qui n’ont pas franchi la deuxième ronde depuis 1998.

Tous se souviennent de leur élimination-surprise contre le Canadien de Montréal et Jaroslav Halak lors de la série initiale du printemps 2010, alors qu’ils avaient récolté 121 points au classement.

Depuis, les Capitals ont subi l’élimination en demi-finale de l’Association de l’Est trois fois en quatre ans, dont deux fois face aux Rangers de New York dans des séries qui avaient atteint la limite de sept matchs.

L’entraîneur-chef Barry Trotz n’aime pas entendre parler des échecs du passé à Washington.

«Ce qui s’est produit dans les années antérieures n’a aucune importance, car on parle d’un groupe de joueurs bien différent, a fait valoir celui qui est finaliste pour l’obtention du trophée Jack-Adams. Ça ne sert qu’aux gens des médias de rappeler ces histoires-là.»

«On ne peut rien changer au passé, a poursuivi Trotz. On se concentre sur le présent. Les jeunes joueurs ne savent pas qui est Pat LaFontaine.»

L’attaquant des Islanders de New York avait brisé les reins des Capitals le 18 avril 1987 lorsqu’il avait marqué le but victorieux en quatrième période de prolongation.

Tenaces et déterminés

Trotz a confiance de voir sa troupe arracher la victoire aux Penguins, mardi.

«On a suffisamment bien joué pour gagner l’un de nos deux matchs disputés à Pittsburgh», a-t-il dit en faisant allusion à la défaite de 3-2 subie malgré un bombardement de 47 tirs sur Matt Murray dans la troisième rencontre de la série.

«J’ai apprécié la résilience de mes joueurs, samedi, a-t-il raconté lors d’une conférence téléphonique. Ils étaient déterminés à gagner ce match et on abordera le prochain dans le même état d’esprit.»

Trotz s’est dit encouragé par la performance offerte par Evgeny Kuznetsov, qu’il a employé au centre du premier trio durant le dernier match. Auteur de 77 points au cours de la saison régulière, l’attaquant russe de 23 ans n’en a récolté que deux depuis le début des séries.

Le défenseur Brooks Orpik, qui a purgé trois matchs de suspension, reprendra sa place dans la formation des Capitals, mardi.

«Son retour nous procurera un meilleur équilibre dans nos paires de défenseurs, a commenté Trotz. Orpik représente un gros morceau dans la balance.»