Destination Coupe Stanley

Domingue n’a jamais baissé les bras

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Louis Domingue ne voulait pas connaître le sort de bien des joueurs de hockey.

Pour le gardien des Coyotes de l’Arizona, pas question de ne faire que passer.

Malgré sa détermination, c’est dans les mineures que le Québécois a amorcé la campagne.

«Je croyais en avoir fait assez. Je me suis roulé les manches. Ce n’était pas plus facile parce que là-bas, on était trois gardiens, a indiqué Domingue de passage à l’émission «Destination Coupe Stanley», jeudi.

«Je pensais jouer tous les matchs, mais ce n’était pas du tout le cas. Je suis donc allé dans le bureau de l’entraîneur et je lui ai dit : "là, j’ai le goût de jouer, je veux être rappelé".»

Un mois plus tard, après avoir gardé le moral malgré la situation, il a reçu un coup de téléphone du grand club.

«Je regardais le match contre les Canadiens à Montréal, s’est souvenu le gardien de 24 ans. J’ai vu Mike Smith faire un faux mouvement. J’ai appelé ma blonde pour lui dire que j’allais peut-être avoir ma chance.

«J’ai mal dormi cette nuit-là! Finalement, je me suis fait rappeler deux jours plus tard.»

Ombre au tableau: son passage avec les Coyotes a seulement duré deux jours.

«Je me tenais comme Ken Dryden sur le bord de la bande pendant les entraînements. Deux jours plus tard, j’étais renvoyé dans les mineures. Je n’avais même pas touché à une rondelle!»

Un gardien de confiance

Peu de temps après, les Coyotes l’ont à nouveau rappelé. Ce qu’il ne savait pas, c’est que cette fois, c’était pour plus de deux jours.

«Je suis seulement parti avec une petite valise, finalement, je suis demeuré là pour le reste de l’année!»

En 39 rencontres avec les Coyotes cette saison, Domingue (15-18-4) a affiché une moyenne de buts alloués de 2,75 et un taux d’efficacité de ,912.

À 24 ans, il s’est très certainement imposé comme un gardien de confiance au sein de l’équipe, gagnant le respect de l’état-major.

«Ils me remettaient dans les buts jusqu’à ce que je flanche, mais je n’ai jamais flanché.»

Voyez notre entrevue avec Louis Domingue dans la vidéo ci-dessus.