Washington - Pittsburgh

À un gain de la finale de l'Est

Jonathan Bernier / Le Journal de Montréal

Publié | Mis à jour

Avec un pilier comme Kristopher Letang sur la passerelle, les Capitals avaient une excellente occasion de niveler leur série face aux Penguins. Une occasion qu’ils ont lamentablement bousillée.

Avec 2 min 34 s d’écoulées à la période de prolongation, Patric Hornqvist a procuré un gain de 3 à 2 aux Penguins et jeté l’hystérie dans la foule du Consol Energy Center, mercredi soir.

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#OUCH : Holtby encaisse le coup

Daley joueur RAM du match

L’attaquant des Penguins a profité d’une bourde de Mike Weber, utilisé pour la première fois dans cette série, pour récupérer une rondelle libre dans l’enclave, déjouer Braden Holtby et procurer une avance de trois gains à un à son équipe.

Les Penguins auront une première occasion d’éliminer les Capitals, samedi soir à Washington, dans le cadre du cinquième match de cette série.

Agressivité déficiente

En l’absence de Letang, qui purgeait son match de suspension, et d’Olli Maatta, toujours pas remis de la mise en échec de Brooks Orpik, les Penguins se sont présentés avec une brigade défensive plutôt décimée.

Avec ses deux piliers sur la passerelle, Mike Sullivan n’a eu d’autre choix que de faire confiance à Derrik Pouliot et Justin Schultz. Les deux en étaient seulement à leur deuxième match des séries éliminatoires. Dans le cas de Schultz, il n’avait pas revêtu son uniforme depuis le match initial de la confrontation entre les Penguins et les Rangers.

Avec un adversaire aussi mal en point, on se serait attendu à ce que les attaquants des Capitals soient encore plus agressifs sur les arrières des Penguins.

Étrangement, ce ne fut pas le cas. D’ailleurs, pour la première fois de la série, les représentants de la ville de l’acier ont distribué plus de coups d’épaule que leurs adversaires (47 contre 41).

Attaques massives anémiques

Cela dit, ce n’est pas parce que les mises en échec ont été moins nombreuses que le match ne s’est pas disputé avec autant d’animosité. Les escarmouches après les sifflets, les coups de bâton en douce et les contacts avec les gardiens ont, une fois de plus, été présents. La différence, c’est que contrairement aux trois premiers matchs (particulièrement le troisième), les officiels ont fait du bon boulot en distribuant neuf punitions.

Aucune des deux équipes n’a payé pour son indiscipline, ce qui signifie que la sécheresse des attaques massives des deux formations s’est poursuivie. Depuis le début de cette série, les Penguins n’ont inscrit aucun but en 14 occasions avec l’avantage d’un homme. Du côté de la troupe de Bruce Boudreau, ce n’est guère mieux, les Capitals n’ayant converti qu’une seule de leurs 12 supériorités numériques.

Premier point de Crosby

Cette confrontation tant attendue entre Alex Ovechkin et Sidney Crosby tarde à lever. En fait, on a eu droit à un épisode au cours de la troisième période lorsqu’Ovechkin a servi en coup de hache au bras gauche du capitaine des Penguins.

Crosby est retraité au vestiaire, furieux. Il est revenu au jeu quelques instants plus tard, au grand soulagement de ses partisans.

Mis à part cet incident, sur le plan individuel, le tsar russe a le dessus avec une récolte d’un but et deux passes.

Blanchi de la feuille de pointage au cours des trois premières rencontres, Crosby a amassé une première passe en se faisant complice du premier but des séries de Trevor Daley.

En touchant la cible, le défenseur donnait la réplique à Jay Beagle en nivelant la marque pour les locaux. Au deuxième vingt, les deux formations se sont de nouveau échangé des buts, cette fois par l’entremise de Matt Cullen et John Carlson.

Où est Backstrom?

Dans le camp des Capitals, Nicklas Backstrom n’a pas connu une bonne soirée. Du moins au cours des deux premières périodes. Après 40 minutes, il n’avait remporté que six des 17 mises en jeu auxquelles il avait pris part.

En plus de ne pas être une menace en attaque, le Russe a mal paru sur le deuxième but des Penguins en ratant sa couverture sur Cullen à sa ligne bleue.

Si les Capitals souhaitent atteindre la finale d’association pour la première fois depuis 1998 (ils avaient perdu en grande finale cette année-là), ils auront besoin d’une plus grande contribution de sa part.