Washington - Pittsburgh

«J’ai commis une grave erreur» - Orpik

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Dans un milieu où les athlètes tentent toujours de se défiler dans les moments corsés, Brooks Orpik pourrait très certainement servir de modèle.

Appelé à commenter la suspension de trois matchs que la Ligue nationale de hockey (LNH) lui a décernée à la suite de sa mise en échec aux dépens d’Olli Maatta, le défenseur des Capitals de Washington a reconnu sa culpabilité.

«C’est une suspension juste. Il n’y a pas de doute, c’était une mise en échec tardive», a-t-il lancé d’entrée de jeu, lundi.

«Depuis le début de la série [face aux Penguins de Pittsburgh], notre mot d’ordre est de frapper solidement l’adversaire, particulièrement les défenseurs. C’est ce que j’ai voulu faire. J’ai commis une grave erreur. C’était une mauvaise décision.»

Entouré d’une meute de journalistes dans le vestiaire des visiteurs du Consol Energy Center, l’Américain de 36 ans a pris le blâme sans même broncher. Exactement comme il l’a fait la veille lors de son audience avec les instances du circuit.

«J’ai admis que c’était une mise en échec tardive. Je n’avais aucun argument valable pour me défendre à part de dire que mon intention n’était pas de viser la tête», a-t-il raconté.

Orpik est passé par là

Orpik s’en voulait d’autant plus que Maatta, avec qui il a joué une saison avec les Penguins, est un bon ami à lui. Il a soutenu l’avoir contacté après la rencontre, mais n’a pas voulu dévoiler la teneur de leurs propos.

«C’était difficile de le voir dans cet état. J’étais dans une situation identique il y a deux semaines», a mentionné Orpik, dont les 10 premières campagnes dans la LNH ont été jouées dans l’uniforme des Penguins.

«D’ailleurs, je trouve dommage que les gens insinuent que j’ai délibérément visé sa tête. J’ai eu assez de problèmes au cou et à la tête dans ma carrière, je sais ce que c’est», a-t-il ajouté du même souffle.

Une flèche à la LNH

Si Orpik a reconnu sa culpabilité et accepté son sort, ce fut tout le contraire pour son entraîneur.

Lors de son point de presse, Barry Trotz n’a pas hésité à décocher quelques flèches. À mots à peine couverts, il a accusé la LNH de favoritisme à l’endroit des Penguins.

«Je suis surtout déçu de la longueur de la suspension. Mais considérant l’équipe que nous affrontons, je ne suis pas surpris...», a-t-il laissé tomber.

Pour appuyer ses propos, Trotz a utilisé un exemple bien précis.

«Dans la série précédente, un de nos joueurs a encaissé une mise en échec qui aurait pu mettre fin à sa carrière. Le joueur fautif n’a écopé que d’un match de suspension», a-t-il martelé en faisant référence à la dangereuse mise en échec par-derrière de Pierre-Édouard Bellemare à l’endroit de Dmitry Orlov.

Première suspension en 10 ans

L’entraîneur des Capitals en a également profité pour écorcher Mike Milbury, l’ancien joueur, entraîneur-chef et directeur général devenu analyste au réseau NBC.

Au terme de la deuxième rencontre, Milbury avait qualifié Orpik de «prédateur».

«C’est une vraie farce! Brooks est un joueur honnête et un gars avec de la classe. Un prédateur est quelqu’un qui cherche à blesser l’adversaire. Brooks frappe dur, mais il ne vise personne intentionnellement», a plaidé Trotz.

Et le parcours du défenseur tend à lui donner raison. Orpik a été suspendu deux autres fois dans sa carrière, la dernière en 2006.