Washington - Pittsburgh

Les Penguins ripostent

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Une domination de 40 minutes des Penguins de Pittsburgh est habituellement synonyme de victoire facile. Ce fut loin d’être le cas, samedi soir, dans le deuxième match de leur série face aux Capitals de Washington.

Éprouvant beaucoup de difficulté à traverser la muraille nommée Braden Holtby et incapables de profiter de cinq supériorités numériques, Sidney Crosby et ses coéquipiers ont eu besoin de tout leur petit change pour venir à bout de leurs rivaux.

Un but d’Eric Fehr, avec 4 min 28 s à faire au troisième vingt, a procuré une victoire de 2-1 aux Penguins leur permettant, du même coup, de niveler cette série à un gain de chaque côté.

Le deuxième match de cette série était présenté en direct à TVA Sports.

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Maatta, victime d'un coup vicieux 

«On a dominé au cours des deux premières périodes. On a tellement eu d’occasions de marquer. Ç’aurait été facile de devenir frustré, de tricher et d’essayer d’avoir des buts faciles», a souligné Kristopher Letang.

Ovechkin muselé

En fait, les Penguins avaient passé tellement de temps en territoire ennemi que, à mi-chemin dans la rencontre, ils dominaient 20 à 5 au chapitre des tirs au but.

Ils avaient même réussi à neutraliser la mitraillette d’Alex Ovechkin. Pourtant, le tableau indicateur n’affichait qu’une mince avance d’un but pour les Penguins.

Jusque-là, Carl Hagelin avait été le seul à toucher la cible. Un but inscrit à la suite d’un superbe effort de Nick Bonino, dont le travail lui a permis de récolter déjà un troisième point dans cette série.

Comme il fallait s’en douter, le vent a fini par changer de côté. Réveillés par un poteau de Jason Chimera et un but refusé à Nate Schmidt (en raison de la présence d’Evgeny Kuznetsov dans le demi-cercle de Matt Murray), les Capitals et leurs bruyants partisans ont compris que cette rencontre était encore à leur portée.

Letang toujours sur la glace

Dans les premiers instants de la troisième période, Marcus Johansson a saisi une rondelle libre dans l’enclave pour égaler la marque alors que Kristopher Letang se trouvait au cachot.

D’ailleurs, n’eût été le brio de Murray en troisième période, les Capitals auraient quitté le Verizon Center avec la victoire.

Le gardien recrue a reçu 14 tirs au cours de ce dernier vingt, dont plusieurs pas commodes.

«Murray a été fantastique. Il a fait de gros arrêts, a vanté Crosby. Ce n’est pas facile pour un gardien d’être inactif pendant la majeure partie du match.»

Parlant du défenseur québécois, il fut une fois de plus utilisé à profusion. Letang a été le joueur plus sollicité des deux formations avec un temps de jeu de 34 min 48 s. Aussi bien dire qu’il a passé tout le match sur la glace.

Un autre coup déloyal

Déjà surutilisé, Letang a vu son temps de jeu augmenté encore plus en raison de l’absence d’Olli Maatta. Victime d’une mise en échec à la tête de Brooks Orpik dans les premiers instants de la première période, Maatta a quitté la rencontre.

Le coup d’Orpik en était un tout à fait déloyal, distribué alors que le défenseur des Penguins s’était débarrassé de la rondelle depuis déjà quelques secondes. Les arbitres l’ont chassé deux minutes pour obstruction.

Ce geste est d’autant plus difficile à expliquer qu’Orpik a dû déclarer forfait pour les trois derniers matchs de la série contre les Flyers de Philadelphie.

Frappé par Ryan White, Orpik, mêlé comme un jeu de cartes, avait été escorté de peine et de misère hors de la patinoire.

D’ailleurs, les Capitals ont refusé de rendre Orpik disponible aux médias après la rencontre.

Si la LNH souhaite sauvegarder sa crédibilité, elle doit sévir à l’endroit de l’arrière des Capitals. Et pas seulement en lui servant une amende comme ce fut le cas avec Tom Wilson.

C’est noble de sévir lorsqu’un joueur émet des propos portant atteinte à certains groupes d’individus, mais ce serait également important de le faire lorsque la carrière et la santé d’un athlète sont mises en danger.

La série se transporte maintenant à Pittsburgh. Le troisième match aura lieu lundi, à 20 h.