San Jose - Nashville

Predators et Sharks: une proie à identifier

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Les Predators de Nashville n’auront eu que très peu de temps pour savourer leur victoire au premier tour des séries éliminatoires face aux Ducks d’Anaheim.

Après leur gain de 2-1 lors du septième et ultime match mercredi, les Predators se retrouvent à San Jose pour y affronter les Sharks dès vendredi soir.

Vraisemblablement, dans ces circonstances, la formation de San Jose ne sera pas une proie facile.

Au contraire, les dents aiguisés des «requins» pourraient même faire d’autres victimes, incluant les Predators, au cours du rendez-vous printanier.

À propos des Sharks, ils n’ont pas joué depuis le vendredi 22 avril, soir où ils ont indiqué la porte de sortie aux Kings de Los Angeles en cinq matchs.

Au-delà d’un temps de récupération qui diffère, les deux équipes présentent des clubs plutôt complets et une belle lutte est annoncée.

Attaquants

Au premier tour, Joe Pavelski a mené l’attaque des Sharks, lui qui a inscrit cinq buts en autant de matchs en plus d’ajouter une mention d’aide.

Même s’il évolue comme défenseur, Brent Burns est par ailleurs au cœur de l’offensive des Sharks. Il brille pour alimenter ses coéquipiers et multiplie lui-même les lancers vers le filet.

Souvent utilisés par l’entraîneur-chef Peter DeBoer, Logan Couture et Joe Thornton sont également à surveiller.

Concernant les Predators, la force de frappe est éparpillée à l’attaque. James Neal, Filip Forsberg et Ryan Johansen rendent de fiers services. Le meilleur pointeur parmi les attaquants de Nashville en première ronde? Colin Wilson.

Défenseurs

Les deux équipes possèdent une bonne brigade défensive, menée, dans les différents cas, par un duo d’arrières exceptionnels.

À Nashville, Shea Weber et Roman Josi expliquent en grande partie les succès de l’équipe.

Efficaces dans les deux sens de la patinoire, ils sont grandement utilisés, avec raison. Mattias Ekholm a aussi contribué avec deux buts dans la série face aux Ducks.

En plus de Burns, le Québécois Marc-Édouard Vlasic est un autre défenseur qui semble être dans une classe à part.

Son jeu défensif est particulièrement efficace. Sans faire trop de bruit, le vétéran défenseur Paul Martin, 35 ans, accomplit également du très bon boulot à la ligne bleue.

Gardiens

Il suffit d’avoir suivi un peu les activités de la Ligue nationale de hockey au cours des dernières années pour savoir que Pekka Rinne, des Predators, fait partie des meilleurs gardiens.

Chez les Sharks, le jeune Martin Jones, 26 ans, n’est peut-être pas encore reconnu à sa juste valeur.

Pourtant, ses statistiques en carrière en saison régulière demeurent impressionnantes, avec une moyenne de buts alloués de 2,17 et un taux d’efficacité de ,919. Il a aussi totalisé 13 blanchissages en 94 départs.

Impondérables

Pour revenir à la prémisse, il y a lieu de se demander si la fatigue ne rattrapera pas les joueurs des Predators au cours de cette prochaine série.

D’abord, il y a déjà Weber et Josi qui ont été surutilisés à la ligne bleue. À 33 ans, Rinne ne craint pas la surcharge de travail, mais les séries éliminatoires demeurent exigeantes autant physiquement que mentalement.

Quant aux Sharks, ils semblent disposés à faire taire leurs éternels dénigreurs. Après avoir écarté les Kings, ils pourraient ne faire qu’une bouchée des Predators.