New York - Pittsburgh

Les Penguins sortent les Rangers

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Cette fois, il n’y a pas eu de miracle. Les Rangers, qui tentaient de surmonter un déficit de 1-3 lors d’un troisième printemps de suite, sont en vacances.

Cinq buts consécutifs des Penguins, dont quatre en deuxième période ont chassé Henrik Lundqvist du match, samedi, et scellé l’issue de la rencontre.

Les hommes d’Alain Vigneault ont connu un regain de vie en troisième période, mais l’écart de quatre buts constituait une côte impossible à remonter.

Les Penguins l’ont finalement emporté 6-3 devant leurs partisans au Consol Energy Center, éliminant du même coup les Rangers en cinq rencontres.

Sidney Crosby et sa bande, qui franchissent le premier tour éliminatoire pour la troisième fois en quatre ans, ont maintenant rendez-vous avec le gagnant de la série opposant les Capitals de Washington aux Flyers de Philadelphie. Le sixième match de cette confrontation est prévu à midi, dimanche.

«Le succès de notre fin de saison s’est transposé en séries. En mars, nous avons dû gagner des matchs de plusieurs façons, a rappelé le capitaine des Penguins. Toutes ces situations auxquelles nous avons fait face nous ont été bénéfiques au cours de cette série.»

Sans merci en attaque massive

Puisque tout le monde s’attendait à une série âprement disputée entre ces deux formations, il est surprenant de constater avec quelle aisance les Penguins se sont débarrassés de leurs rivaux.

Une élimination expéditive qui s’explique par trois points. D’abord, les unités spéciales. L’attaque massive des Penguins a été sans pitié.

Le but de Phil Kessel, inscrit alors que Brady Skjei se trouvait au cachot, était le huitième des Penguins en 20 avantages numériques (ils ont terminé avec huit buts en 21 tentatives). Pendant ce temps, les Rangers n’ont profité que de deux de leurs 19 occasions.

D’ailleurs Vigneault avait inséré Rapahel Diaz dans la formation dans l’espoir de secouer son attaque massive. Utilisé pendant 13 mins 56 s, l’ancien défenseur du Canadien s’est fait complice du but de Chris Kreider, effectivement inscrit avec l’avantage d’un homme.

Diaz n’a pas à rougir de sa performance, mais puisqu’il s’agissait de son premier match dans la LNH depuis mai 2015, il aurait été surprenant qu’il fasse une énorme différence.

La profondeur des Penguins a également joué un rôle primordial. Samedi, les joueurs de troisième et quatrième trios ont activement participé à cette raclée.

Bryan Rust a marqué deux buts (en plus d’ajouter une passe) et Conor Sheary a inscrit son deuxième. Même le vieux Matt Cullen a fait bouger les cordages.

«Ils sont solides en défense et avec l’arsenal qu’ils ont, lorsque l’occasion se présente de se porter en attaque, ils sont capables de finir leurs jeux. C’est l’équipe de l’heure dans la ligue», a déclaré un Vigneault élogieux.

Murray a vaincu le roi

Mais le point le plus surprenant est sans doute la tenue de Matt Murray. À 21 ans, le gardien recrue aux nerfs d’acier est parvenu à tenir tête au vénérable King Henrik.

Il faut dire que lors de ses deux dernières présences devant le filet, le Suédois avait plutôt l’air d’un roi déchu. Il a accordé 10 buts sur 41 tirs pour un atroce taux d’efficacité de ,756.

«Il a volé beaucoup de matchs pour nous cette saison et on n’a rien fait pour l’aider, l’a défendu Brassard. Beaucoup de leurs chances de marquer sont venues de très près.»

Murray a repoussé 38 tirs pour savourer une troisième victoire en séries en autant de départs.

Il a joué de malchance sur les deux premiers buts qu’il a accordés, ceux de Rick Nash, marqué dès la 62e seconde du match, et de Dominic Moore. Chaque fois, la rondelle a dévié avant de traverser la ligne rouge.