New York - Pittsburgh

Les Rangers, pas du genre à abandonner

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Non, les Rangers de New York n’ont pas dit leur dernier mot. Au cours des dernières saisons, ils ont su prouver qu’ils sont à leur mieux lorsque l’odeur des terrains de golf devient intense.

Depuis le début des séries éliminatoires de 2014, la troupe d’Alain Vigneault montre un dossier de 9-2 lorsqu’elle fait face à l’élimination. Une fiche portée à 15-4 si on recule jusqu’aux séries de 2012.

Au cours de ces 19 rencontres, Henrik Lundqvist s’est dressé tel un mur, comme en font foi sa moyenne de buts alloués de 1,50 et son taux d’efficacité de ,953. Au passage il a blanchi l’adversaire à deux reprises.

«Ce sera important de continuer d’appliquer de la pression et de circuler beaucoup devant lui. Que ce soit Henrik ou un autre, c’est difficile d’arrêter une rondelle qu’on ne voit pas», a déclaré vendredi l’attaquant des Penguins de Pittsburgh Carl Hagelin, membre des Rangers lors des quatre dernières saisons.

S’étant fait jouer le tour en 2014, les actuels coéquipiers d’Hagelin sont bien placés pour savoir que les Rangers ne sont pas enterrés tant qu’ils n’ont pas encaissé la quatrième défaite.

Pas question, cette fois, de les laisser croire en leurs chances de résurrection.

«Nous nous sommes placés en bonne position pour mettre un terme à cette série, il ne faut pas rater cette occasion, a lancé Sidney Crosby, au terme de l’entraînement des Penguins.

«Cette équipe a le dos acculé au mur. Elle jouera avec l’énergie du désespoir. Nous devrons nous assurer d’égaler ce niveau d’intensité», a ajouté le capitaine de l’équipe de Pittsburgh.

Selon Elias Sport Bureau, réputée firme de statistiques sportives, les Rangers sont la seule formation de l’histoire de la Ligue nationale de hockey (LNH) à avoir comblé des retards d’une victoire contre trois lors de deux printemps consécutifs (le Wild du Minnesota l’avait fait à deux reprises, la même année).

Après avoir fait le coup aux Penguins, en 2014, ils ont répété l’exploit, l’an dernier, contre les Capitals de Washington.

Jamais deux sans trois, dit-on. C’est ce que nous verrons.

Le retour de Diaz?

Par ailleurs, Vigneault a indiqué qu’il songeait à insérer Rafael Diaz au sein de sa formation pour stimuler son attaque massive anémique. New York n’a inscrit qu’un but en 16 supériorités numériques (6,3 %). Avec l’avantage d’un homme, ils s’en sont également fait marquer un.

L’ancien défenseur du Canadien de Montréal n’a pas joué un match dans la LNH depuis le 10 mai 2015.