New York - Pittsburgh

Les Rangers au bord du gouffre

Agence QMI / Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

Il y avait une scène parfaite pour décrire la rencontre. Henrik Lundqvist qui rentre la tête basse au banc des Rangers de New York en deuxième période, remplacé par Antti Raanta. Assis au bout du banc, le «Roi Henrik» dissimulait mal sa frustration.

Les Penguins ont assommé les Rangers lors de la quatrième rencontre en l’emportant 5-0, jeudi, au Madison Square Garden.

Cette rencontre était diffusée sur les ondes de TVA Sports.

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Si Lundqvist, la grande étoile des «Blue Shirts», n’a pas scintillé en donnant quatre buts sur 18 tirs, c’était tout le contraire pour les joueurs vedettes des Penguins. Evgeni Malkin (2 buts, 2 passes), Sidney Crosby (2 passes) et Patric Hornqvist (1 but, 1 passe) ont imposé leur loi.

Bien rétabli de sa blessure à un coude qui l’avait forcé à déclarer forfait pour le premier match, Malkin a tout bousculé sur son passage. En santé, le Russe restera toujours l’un des meilleurs joueurs de la LNH.

«Durant mon absence de 15 matchs en fin de saison, nous n’arrêtions pas de gagner et à mon premier match de retour contre les Rangers, nous avons subi la défaite, a rappelé Malkin. Je trouvais ça enrageant. Je sais que je peux aider cette équipe. Ç’a fait du bien ce soir [jeudi].»

À son deuxième départ seulement en séries, Matthew Murray a stoppé 31 tirs pour encore une fois ressortir de cet amphithéâtre mythique avec une victoire et un premier jeu blanc.

L’Ontarien a encore une fois répondu à l’appel en l’absence de Marc-André Fleury. En deux départs, le gardien de 6 pi 4 po n’a accordé qu’un seul but.

Les Penguins ont rugi en supériorité numérique avec trois buts en six occasions.

Il n’y a pas juste le résultat final qui fait mal aux Rangers. Avec un retard de 3-1, l’équipe de Ryan McDonagh fera face à l’élimination, samedi à Pittsburgh.

Ne pas revivre 2014

Les Penguins devront se souvenir du printemps de 2014. Au deuxième tour des séries, ils menaient 3-1 contre les Rangers, mais ils avaient finalement perdu en sept rencontres.

Pour répéter cet exploit, les Rangers auront besoin d’un miracle. Et ça n’arrive pas souvent au hockey. Cette édition 2016 des Penguins, sous la gouverne de Mike Sullivan, est construite sur des fondations plus solides avec une plus grande profondeur.

Alain Vigneault avait confiance de voir son équipe rebondir pour ce quatrième match, qu’il qualifiait du plus important de la saison. L’expérience des «Blue shirts» devait venir à la rescousse. Mais ce ne fut pas le cas.

Affreux départ

Les Penguins ont miné la confiance des Rangers dès le départ. Eric Fehr a bondi sur un retour de Lundqvist pour ouvrir la marque à la 69e seconde. Pour les Rangers, c’était le pire départ possible. Et ce n’était pas terminé.

Hornqvist a touché la cible pour une quatrième fois déjà depuis le début de cette série en redirigeant une frappe d’Evgeni Malkin que Sidney Crosby avait déjà touché.

À 2 à 0, il régnait une ambiance morbide au MSG. Le jeune Conor Sheary n’a rien fait pour redonner vie aux fidèles new-yorkais en inscrivant un troisième but pour les Penguins après un revirement de Kevin Klein.

Après 20 minutes, le match était déjà dans la poche pour les Penguins. Malkin a poursuivi son spectacle en déjouant Lundqvist au début de la deuxième et Raanta en troisième.