New York - Floride

Tallon encense Gallant

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Il y a des joyaux dans le vestiaire des Panthers de la Floride avec les Aleksander Barkov, Aaron Ekblad et Jonathan Huberdeau. Il y a aussi de vieux sages avec Jaromir Jagr, Roberto Luongo et Brian Campbell. Mais, pour Dale Tallon le plus grand artisan de la relance de son équipe se retrouve derrière le banc.

Il y a deux ans, Tallon a pigé dans la cour du Canadien de Montréal pour trouver un successeur à Peter Horachek et Kevin Dineen qui avaient partagé le travail en 2013-2014. Le directeur général des Panthers a fait un bon coup avec Gerard Gallant, l’ancien adjoint de Michel Therrien.

À quelques heures du troisième match entre les Islanders et les Panthers au Barclays Center, Tallon a reporté son souper de quelques minutes pour parler de son entraîneur-chef.

«Ça me fait plaisir de sortir mon franglais pour Gerard», a répliqué Tallon en éclatant de rire avec le représentant du «Journal de Montréal».

Le directeur général des Panthers a rapidement retrouvé un ton plus sérieux.

«C’est lui le grand bâtisseur de notre reconstruction, a-t-il noté. Je n’ai pas hésité une seule seconde à lui offrir une prolongation de contrat cet hiver. Gerard est parfait pour notre environnement en Floride.

«C’est lui qui a fait le travail pour relancer cette équipe, a poursuivi le sympathique DG de 65 ans, qui est originaire de Rouyn-Noranda. En début de saison, nous misions sur une équipe très jeune avec 11 joueurs de moins de 23 ans et seulement cinq ou six gars de 35 ou plus. C’est difficile d’harmoniser les deux groupes. Il y a parfois un fossé entre les deux générations. Gerard a bien composé avec cette réalité, il est aussi bon pour nos jeunes que nos vétérans.»

Un candidat probable

Tallon ne votera pas pour le trophée Jack-Adams, décerné à l’entraîneur de l’année dans la LNH, mais s’il le pouvait, il regarderait en sa direction.

«Pour moi, il n’y a pas de doute qu’il mérite une considération pour le Jack-Adams, a-t-il dit. Il dirige une équipe qui travaille avec un budget limité, nous restons assez loin du plafond salarial. Malgré tout, nous venons d’écrire un record pour les Panthers avec 103 points. Jamais les Panthers n’avaient amassé 100 points en plus de 20 ans d’existence.»

Enfin la lumière

À sa sixième saison dans le siège de DG des Panthers, Tallon en est à sa deuxième visite seulement au bal du printemps. Une première participation depuis l’élimination au premier tour en 2012 contre les Devils du New Jersey.

«C’est un bon sentiment de retourner en séries, a souligné Tallon. Dans un marché comme la Floride, nous avons besoin de gagner pour attirer les spectateurs. Nous nous dirigeons enfin vers le bon chemin.

«Cette participation en séries vient cimenter le bon travail des derniers mois, a-t-il continué. L’an dernier, nous avions déjà connu une belle progression. Nous avions manqué les séries par quelques points seulement [sept]. Cette année, nous avons franchi une autre étape. Mais, ce n’est que le début. Nous misons sur une équipe jeune, le futur est prometteur en Floride.»

Barkov, le bon choix

Au sujet du futur, les yeux de Tallon s’illuminent juste en entendant le nom de Barkov. Au repêchage de 2013, plusieurs personnes avaient sursauté quand les Panthers ont réclamé le Finlandais au détriment de Seth Jones avec le deuxième choix au total.

«Tu ne peux pas prédire avec certitude qui deviendra le meilleur joueur, a rappelé Tallon. Mais, nous avions besoin d’un gros centre gaucher. Nous avions déjà Nick Bjugstad comme centre droitier et, à la ligne bleue, nous comptions sur Erik Gudbranson et Alex Petrovic.»

«Honnêtement, l’Avalanche jonglait entre Nathan MacKinnon et Barkov. J’étais heureux de le repêcher au deuxième rang. Il est bon dans tous les aspects du jeu. Il n’est pas juste dominant sur le plan offensif, il est tout aussi responsable dans son territoire. Aleksander est un jeune homme de caractère.»