Huberdeau

Crédit : USA Today Sports

New York - Floride

Huberdeau: un cheminement à la Galchenyuk

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Le mot patience restera toujours collé à la peau d’un jeune joueur. Jonathan Huberdeau et Alex Galchenyuk ont rappelé cette saison que ce concept n’est pas qu’un simple cliché.

Huberdeau et Galchenyuk vivent dans des contextes complètement différents à Sunrise, en Floride, et à Montréal, mais ils partagent aussi plusieurs ressemblances.

Les deux jeunes attaquants ont été repêchés au troisième rang au total. Ils ont chacun fait leurs premiers pas dans la Ligue nationale de hockey avant la fin de leur stage junior et ils doivent composer avec les attentes placées sur leurs épaules.

À leur quatrième saison dans la LNH, Huberdeau et Galchenyuk ont atteint des sommets personnels avec 20 buts et 59 points et 30 buts et 56 points.

«Je sais plus à quoi m’attendre et je suis plus fort physiquement et mentalement, a dit Huberdeau en entrevue au "Journal de Montréal". C’est possiblement la même histoire pour Galchenyuk. Il est un marqueur, alors que je suis plus un fabricant de jeu. Mais, quand je regarde mon parcours et le sien, c’est vrai que notre cheminement se ressemble. Comme lui, je ne veux pas reculer.»

Confiance et force mentale

Dale Tallon a frappé sur le clou de la patience pour expliquer l’éclosion de son jeune protégé et celle de Galchenyuk.

«Huberdeau a grimpé une autre marche cette saison. Je le sens plus confiant, mais aussi plus fort. Il n’a pas juste gagné en maturité sur le plan physique, c’est la même chose avec l’aspect mental.

«Ça prend du temps avant de devenir un joueur dominant dans la LNH, a poursuivi le directeur général des Panthers. Il y a juste les phénomènes rares qui y parviennent dès leur première saison. Il n’y en a pas des tonnes de Crosby, Ovechkin, Tavares ou McDavid. La patience restera toujours la clé avec les jeunes.

«Je dis souvent qu’un défenseur a besoin de 300 matchs avant de prendre son envol. C’est un peu plus rapide avec les attaquants, mais ça prend aussi plusieurs rencontres. C’est vrai que Galchenyuk et Huberdeau jouent maintenant avec plus de confiance. Ils souhaitent s’établir comme des joueurs d’impact dans cette ligue.»

La pression d’un Calder

À sa saison-recrue, au retour du lock-out en janvier 2013, Huberdeau a gravé son nom sur le trophée Calder grâce à une campagne de 31 points en 47 rencontres. Il avait devancé au scrutin Brendan Gallagher et Brandon Saad, qui était à cette époque avec les Blackhawks de Chicago. Galchenyuk, quant à lui, avait terminé au neuvième rang pour ce vote.

«Je n’aime pas dire que j’ai ressenti trop de pression après ce trophée, mais j’ai fait un pas de recul à ma deuxième année, a admis le Québécois de 22 ans. J’ai trouvé ça pénible, mais ça m’a permis de bâtir mon caractère.

«Je ne jouais pas pour une très bonne équipe, a-t-il continué. Quand tu es jeune, c’est plus difficile de transporter l’équipe. Maintenant, je joue avec de très bons joueurs comme Barkov et Jagr. Comme les Panthers, je me retrouve en pleine ascension.»

À sa quatrième saison en Floride, Huberdeau en est à sa première participation aux séries. Même si les Panthers perdent 2-1 au premier tour face aux Islanders, l’ailier gauche profite pleinement de ce moment.

«C’est le fun, a-t-il répliqué avec le sourire. Le jeu est plus rapide et plus physique. J’aime ça quand l’intensité monte d’un cran. J’avais hâte d’y participer. Le but restera toujours de gagner la coupe Stanley.»

En bref

En 272 matchs dans la LNH, Huberdeau a récolté 172 points (58 buts, 114 passes). Dans le cas de Galchenyuk, il a amassé 160 points (72 buts, 88 aides) en 275 rencontres.