New York - Pittsburgh

Les Penguins n'ont rien compris

Agence QMI / Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

S’il y a des joueurs qui ont la langue bien pendue mais qui s’effacent au moment de livrer la marchandise, ce n’est pas le cas de Derick Brassard.

Déçu par sa tenue lors du match initial de cette série opposant les Rangers de New York aux Penguins de Pittsburgh, Brassard avait promis de faire mieux.

Chose promise, chose due. Menaçant tout au long de la rencontre, l’attaquant québécois a récolté un but et ajouté deux passes. Inspirés par cette performance, les Blueshirts l’ont emporté 4-2.

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«Je ne pense pas qu’on ait mal joué lors du premier match, mais on savait qu’il fallait en donner un peu plus. Et on n’avait pas besoin d’Alain [Vigneault] pour nous le dire, a indiqué Brassard, élu la deuxième étoile de la rencontre. Aujourd’hui, tous les gars qui doivent faire la différence se sont levés.»

Ainsi, Vigneault et ses hommes ont pu rentrer à New York avec une égalité de 1-1 dans cette série.

Ils auront la chance d’en prendre les commandes, mardi soir au Madison Square Garden, dans le cadre du troisième match.

J.T. Miller, le compagnon de trio de Brassard, s’est également impliqué en participant aux trois premiers buts de son équipe.

Vigneault aura donc eu la main heureuse en séparant Derek Stepan et Rick Nash dans le but avoué de stimuler son attaque.

Deux buts en 18 secondes

Blessé à l’œil droit par le bâton d’un coéquipier lors du premier match, ¬Henrik Lundqvist était de retour devant le filet des Rangers.

Le Suédois s’est illustré en stoppant 29 des 31 tirs auxquels il a fait face

Phil Kessel, à la suite de deux superbes pièces de jeu, a été le seul à le déjouer. Des buts inscrits chaque fois en supériorité numérique.

Lundqvist a été le premier à céder, dans les premiers instants de la deuxième période, mais la riposte de ses coéquipiers a été sans pitié.

À mi-chemin de la rencontre, Keith Yandle et Brassard ont marqué les deux premiers buts des Rangers à 18 secondes d’intervalle. En déjouant Jeff Zatkoff coup sur coup, les visiteurs ont pris une avance qui n’a jamais été menacée par la suite.

«On essayait d’établir notre échec avant depuis déjà quelques présences. On tentait de provoquer des choses en multipliant les tirs en direction de leur gardien, a expliqué Miller. Ces deux buts nous ont permis de faire tourner le vent en notre faveur.»

Quant à ceux de Mats Zuccarello, vers la fin de cette deuxième période, et de Chris Kreider, dès la première minute du troisième vingt, ils ont donné à Lundqvist le coussin dont il avait besoin.

Fleury absent, Malkin présent

La présence de Zatkoff a été une fois de plus rendue nécessaire en raison du forfait de Marc-André Fleury. Toujours incommodé par les symptômes d’une commotion cérébrale, le Sorelois a raté un septième match d’affilée.

En attendant le retour de Fleury, les partisans des Penguins ont pu célébrer celui d’Evgeni Malkin. À son premier match depuis le 11 mars, le Russe a été utilisé pendant 18 min 47 s.

Sa contribution s’est surtout fait sentir en supériorités numériques, lors desquelles Mike Sullivan l’a envoyé à la pointe en compagnie de Kristopher ¬Letang. D’ailleurs, il s’est fait complice du deuxième but de Kessel.

À quelques occasions, l’entraîneur des Penguins l’a également jumelé à Sidney Crosby, surtout dans la deuxième portion de la troisième période, dans ¬l’espoir de combler l’écart.