New York - Pittsburgh

Lundqvist a eu la frousse

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«J’ai été très chanceux. Pendant 30 secondes, j’ai eu très peur. Ma vue était embrouillée et mon oeil était incapable de focaliser.»

Henrik Lundqvist l’a échappé belle. En traversant la grille de son masque, la lame du bâton de Marc Staal l’a atteint à quelques millimètres à peine de l’oeil droit. Les conséquences de cette malchance auraient pu être dévastatrices.

«C’était extrêmement douloureux, mais, en même temps, j’avais l’impression que mon oeil était engourdi», a expliqué le gardien des Rangers en s’entretenant avec les médias pour la première fois depuis sa mésaventure.

«Les secondes qui se passent entre l’incident et le moment où tu ouvres ton oeil pour la première fois, c’est ce qu’il y a de plus effrayant. Tu ne sais pas comment ton oeil réagira», a-t-il ajouté.

Des examens passés auprès d’un ophtalmologiste ont confirmé que Lundqvist n’avait rien à craindre pour son oeil. L’enflure provoquée par le choc est le seul inconvénient et il ne sera que temporaire.

De retour à l’entraînement avec ses coéquipiers, Lundqvist en a eu aperçu.

«Ça s’est très bien déroulé. Ma vision était bonne. L’enflure m’a causé quelques petits ennuis, mais je me sentais bien», a-t-il assuré.

Évidemment, il était beaucoup trop tôt pour savoir si le roi Henrik allait retrouver son filet pour le deuxième match de cette série.

«Il a eu le feu vert pour s’entraîner, mais on veut voir comment son corps va réagir. Une décision sera prise avant la rencontre (samedi après-midi)», a expliqué Alain Vigneault.

Adéquat et sécuritaire

Bien qu’il ait eu la frousse de sa vie, Lundqvist ne recommandera pas à la Ligue nationale de hockey (LNH) d’apporter des modifications au grillage des gardiens dans l’espoir de le rendre plus sécuritaire.

«Il y a une douzaine d’années, en Suède, je portais un masque légèrement différent. Celui qu’on utilise aujourd’hui permet un champ de vision plus grand», a-t-il d’abord raconté.

«Un accident comme celui-là est très rare. Je crois que l’équipement des gardiens est très adéquat et sécuritaire.»

Preuve qu’il est difficile de faire changer la mentalité d’un athlète, Marc-André Fleury, victime d’une malchance semblable lors d’un match contre le Canadien de Montréal en novembre, a livré exactement la même réponse, jeudi, à l’auteur de ces lignes.