New York - Pittsburgh

Penguins-Rangers: la série de la vengeance

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Les Penguins de Pittsburgh ne doivent pas vouloir croire en l’adage qui dit: «jamais deux sans trois».

C’est que la formation de la Pennsylvanie a été éliminée par les Rangers de New York lors des deux dernières saisons

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En 2013-2014, les Penguins étaient partis en vacances après avoir perdu le septième match au deuxième tour des séries. Puis, l’an dernier, ils ont plié bagage au terme de cinq petites rencontres éliminatoires. À leurs huit plus récents affrontements du printemps, les Rangers ont signé sept gains.

Cette fois, l’équipe de Pittsburgh compte sur un nouvel entraîneur en Mike Sullivan, un ancien adjoint à New York. Depuis qu’il a remplacé en décembre Mike Johnston, qui avait succédé à Dan Bylsma, Sidney Crosby et ses amis ont retrouvé leurs repères.

Au terme du calendrier régulier, les Penguins ont devancé les Rangers au deuxième rang de la section Métropolitaine, avec 104 points contre 101 pour leurs rivaux.

Mais Sullivan aura un fin renard devant lui en Alain Vigneault. Le Québécois en est à sa 14e saison à la barre d’une équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH). Il n’a raté les séries que quatre fois, menant les Canucks de Vancouver et les Rangers en finale de la Coupe Stanley.

Attaquants

À l’attaque, les Rangers n’ont pas de Crosby ou d’Evgeni Malkin au sein de leur formation, mais ils peuvent compter sur des joueurs d’expérience en Rick Nash et Eric Staal, acquis récemment des Hurricanes de la Caroline.

Tous deux âgés de 28 ans, Mats Zuccarello et Derick Brassard ont connu leur meilleure saison avec 61 points et 27 buts respectivement.

De plus, Vigneault a sous la main des joueurs intenses comme Derek Stepan et Chris Kreider – celui-là même qui avait sorti le gardien du Canadien de Montréal Carey Price en finale de l’Association de l’Est en 2014 -, sans oublier la recrue Oscar Lindberg.

Dans le clan des Penguins, Crosby a rebondi après le pire début de saison de sa carrière, fermant les livres avec 36 buts et 85 points, bon pour le troisième rang dans la LNH.

À sa première campagne dans la Ville de l’acier, Phil Kessel aurait peut-être pu en faire un peu plus, mais ses 59 points, dont 26 filets, ont été les bienvenus.

Parmi les belles surprises à Pittsburgh, le vétéran de 39 ans Matt Cullen a touché la cible 16 fois, soit une fois de de moins que Chris Kunitz.

Quant à Carl Hagelin, il affrontera le club qui l’a repêché.

Défenseurs

En défensive, les Penguins possèdent un avantage grâce à Kristopher Letang. À l’image de son capitaine, le Québécois a connu une excellente deuxième moitié de saison, se hissant au troisième échelon chez les défenseurs du circuit avec 67 points.

En l’absence d’Olli Maatta, blessé au bas du corps, Letang a été utilisé en moyenne près de 27 minutes par match.

Du côté des «Blueshirts», Ryan McDonagh est de loin le meilleur arrière du club. Toutefois, le capitaine est blessé à la main droite et aucune date de retour n’a été avancée.

Dan Girardi devrait pour sa part effectuer un retour au jeu afin de solidifier une défensive déjà bien équilibrée avec les Kevin Klein, Marc Staal, Keith Yandle et Dan Boyle.

Gardiens

Devant le filet, Henrik Lundqvist sera l’homme à battre. Le gardien des Rangers a connu une septième saison d’au moins 35 victoires.

Pour les Penguins, le point d’interrogation demeure Marc-André Fleury. Victime d’une seconde commotion cérébrale, le natif de Sorel-Tracy est sur la touche indéfiniment. Même s’il devait revenir au jeu, Fleury devra encore une fois prouver sa valeur en séries, lui qui n’a pas toujours été à la hauteur.

En relève, la recrue Matthew Murray a répondu présent, malgré le fait que son statut est incertain puisqu’il n’a pas terminé le dernier match des siens. Tout comme Jeff Zatkoff, Murray n’a aucune expérience éliminatoire dans la LNH.

Impondérables

Les blessures pourraient donc jouer des tours aux Penguins. Outre Fleury, Murray et Maatta, le cas de Malkin (haut du corps) est évalué quotidiennement.