Nashville - Anaheim

Des Predators à la chasse aux canards

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Est-ce enfin la bonne année pour les Ducks d’Anaheim? La troupe de l’entraîneur Bruce Boudreau a atteint la finale de l’Ouest l’an dernier, où elle a été éliminée par les éventuels champions de la coupe Stanley.

Un bon nombre observateurs s’entendaient pour dire, au début de la saison qui vient de se terminer, que les Ducks étaient parmi les favoris pour mettre la main sur le gros trophée argenté en 2016.

Et pourtant. Les Ducks ont connu un début de saison consternant, ne remportant qu’un match sur dix en octobre. Plusieurs ont pensé que Boudreau allait lever les feutres avant longtemps. Mais personne n’a baissé les bras et les Ducks ont finalement trouvé ce niveau d’excellence que tout le monde attendait. C’est peu de le dire : du 20 janvier au 7 mars, ils ont compilé un dossier de 18 victoires, une défaite et deux autres revers en prolongation.

Les voilà donc au sommet de la section Pacifique, ce qui leur obtient un rendez-vous avec les Predators de Nashville en première ronde. C’est un défi intéressant. Les Preds, qui n’ont obtenu que sept points de moins en saison régulière, ont remporté deux des trois affrontements entre les deux équipes cette saison.

Les Ducks pourront compter sur leur solide attaque durant cette série. Mené par les incontournables que sont Corey Perry et le capitaine Ryan Getzlaf, le groupe d’attaquant compte également Ryan Kesler, souvent solide en séries, et Jakob Silfverberg, auteur de 20 buts cette saison. Malheureusement pour la formation californienne, deux bons joueurs d’avant sont absents en raison de blessures : Rickard Rakell, qui a éclot cette saison avec 20 buts, et David Perron, qui a obtenu 20 points en 28 matchs après avoir été acquis des Penguins. Il reste que la profondeur des Ducks leur permet de rester dangereux en leur absence.

Les Predators, de leur côté, ont enfin de belles armes en attaque. Le jeune Filip Forsberg a été excellent cette saison, obtenant 33 buts et 64 points. James Neal reste un prolifique franc-tireur et le gros Ryan Johansen pourrait débloquer en séries après une campagne ordinaire. Le bon vieux Mike Ribeiro est toujours là pour distribuer ses passes savantes. Il a amassé 50 points cette saison.

La défense des Predators, elle, est sensationnelle. Le capitaine Shea Weber n’a plus besoin de présentations. Roman Josi a amassé 61 points, ce qui en fait le deuxième pointeur de l’équipe. Derrière eux, Matthias Ekholm et Ryan Ellis, 35 et 32 points respectivement. Remarquable.

Ils ont l’avantage à cet égard sur les Ducks, qui ont néanmoins plusieurs bons défenseurs eux aussi, notamment Cam Fowler, Sami Vatanen, Hampus Lindholm et le vétéran Kevin Bieksa. Rien de gênant.

Devant le filet, les Predators ont aussi l’avantage. Pekka Rinne, lorsqu’il est dans un bon soir, est l’un des meilleurs de la LNH. Du côté d’Anaheim, la paire formée de Frederik Andersen et John Gibson a effectué un travail appréciable durant la saison, se partageant les matchs de façon plutôt égale. Boudreau ne pouvait pas encore dire, lundi, qui allait être devant le filet. Il y a peut-être lieu de parier sur Andersen pour commencer, lui qui a plus d’expérience, d’autant plus que Gibson a récemment été ennuyé par une blessure au bas du corps.

Il y a une clé importante dans cette série : la discipline et les unités spéciales. Les Ducks ont réussit l’exploit, cette saison, d’être les meilleurs de la ligue autant en avantage numérique qu’à court d’un homme. La dernière équipe à avoir accompli cela est les Islanders de New York en 1984-85.

Tout un défi pour les Preds, qui devront rester disciplinés, car cela pourrait leur coûter cher. Nashville a tout de même eu le 10e meilleur jeu de puissance de la LNH en 2015-2016, alors ils ne seront pas à prendre à la légère non plus.