Sports d'hiver

Le modèle olympique de Labeaume: Lillehammer

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Si Québec devait plonger dans l’aventure olympique à nouveau, le maire Labeaume tenterait de recréer l’atmosphère des Jeux de Lillehammer en organisant «les Jeux les plus modestes et les plus festifs de l’ère moderne».

À l’aube de sa rencontre avec le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, le maire de Québec a précisé, dimanche, sa vision d’une potentielle candidature pour les JO d’hiver de 2026.

Son modèle olympique : Lillehammer en Norvège, en 1994.

«Tout le monde s’ennuie de Lillehammer. Tout le monde veut retrouver cet esprit-là, ils ne l’ont jamais retrouvé. Moi, je pense qu’on peut retrouver ça à Québec facilement mais je ne veux pas le retrouver à n’importe quel prix», a-t-il fait valoir lors d’une mêlée de presse à son arrivée à Lausanne, en Suisse.

Les Jeux de Lillehammer, les «plus réussis de l’Histoire» selon l’ancien président du CIO, Juan Antonion Samaranch, avaient été organisés dans une petite ville de moins de 27 000 habitants au nord d’Oslo.

La «proximité des athlètes avec les spectateurs» avait totalement séduit les participants, a rappelé Régis Labeaume.

«Quand vous avez deux amphithéâtres sur un site plus le pavillon de la Jeunesse, vous pouvez avoir cinq sports sur le même lieu avec un centre de foires qui peut être un centre de presse, vous avez tout !

La Grande Allée aux couleurs des Olympiques, Québec aux couleurs des Olympiques, moi, ma vision est très très claire. Je le vois depuis des années mais je le vois à mes conditions», a-t-il insisté. Une semaine «très importante»

Le maire a rappelé à plusieurs reprises qu’il n’est pas encore convaincu de se lancer. Les réponses que lui fourniront Thomas Bach et les autres responsables du CIO à ses nombreuses questions - surtout financières - seront déterminantes pour la suite des choses.

«La semaine qu’on va avoir, elle est très importante. Ça va nous permettre de décider si, oui ou non, on continue l’analyse. Il y a beaucoup de questions budgétaires. C’est ça qui m’obsède depuis le début là-dedans. Si on veut des jeux modestes, il faut que dans les intentions (du CIO), ça se concrétise. Si on ne le sent pas, ça ne nous donne pas grand-chose de continuer à travailler.»

Le maire espère également en apprendre davantage sur les autres candidatures possibles en 2026. «Au moment où on se parle, on est dans les rumeurs», a-t-il dit, évoquant la Suisse, Oslo et Stockholm.