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Le premier dans l'histoire des Panthers?

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Dans le vestiaire des Panthers de la Floride, après l’entraînement matinal de son équipe, Jaromir Jagr ne déroge pas à sa routine quotidienne.

Le vétéran s’assoit devant son casier à sa sortie de patinoire, consulte son téléphone intelligent et prend un certain temps à se libérer de son équipement.

«Attendez une dizaine de minutes avant de lui parler», a recommandé le responsable des communications chez les Panthers.

Quand il se lève enfin, les journalistes se précipitent pour lui adresser la parole. Et c’est souvent les mêmes questions qui lui sont formulées.

Il ne se passe pas une journée où Jagr doit en effet parler de son âge. À 44 ans, c’est une force de la nature. Un athlète d’exception et, faut-il le rappeler, le meilleur pointeur de sa formation.

«Je me sens tellement bien quand je joue au hockey, a-t-il déclaré. Je travaille fort et mes efforts sont récompensés.»

Un confrère affecté à la couverture des Panthers nous a rappelé vendredi que le premier choix des Penguins de Pittsburgh (cinquième au total) au repêchage de 1990, lui avait indiqué il y a quelques mois qu’il souhaitait jouer au hockey jusqu’à l’âge de 50 ans.

À le voir travailler avec autant d’acharnement, tout laisse croire qu’il y parviendra. Il s’agit maintenant de savoir avec quel club.

Autant Jagr que la direction des Panthers ne veulent élaborer sur le dossier. Il appert toutefois que les propriétaires de la formation de la Floride, Vinnie Viola et Doug Cifu, ont confié à leur directeur général, Dale Tallon, le mandat de le convaincre de rester.

«On a un travail à accomplir cette année, a renchéri Jagr. Je concentre mes énergies à contribuer au succès de mon équipe. Je pense au présent, pas à l’avenir.»

Des éloges de Gallant

Sans grande surprise, Jagr est le candidat des Panthers en vue de l’obtention du trophée Bill-Masterton.

Plusieurs analystes de hockey s’entendent pour dire, qu’en raison de son âge et de sa fiche reluisante, il a de bonnes chances de mériter cet honneur pour la première fois de sa carrière dans la Ligue nationale de hockey (LNH).

«Ce n’est pas moi qui vais critiquer cette sélection, a dit Gerard Gallant. En fait, c’est un excellent choix. Je déteste parler de son âge parce qu’il donne l’impression d’être beaucoup plus jeune. Mais ce qu’il a fait, encore cette saison, est exceptionnel.»

«Le hockey est sa vie, a poursuivi l’entraîneur-chef des Panther, et il inspire tous les autres joueurs de son équipe.»

Jonathan Huberdeau, lui, est jumelé à Jagr sur la patinoire. Il ne cache pas son émerveillement. «Il ne semble pas ralentir, a prétendu l’attaquant québécois. Il nous force à travailler encore plus fort. Moi, je me sens privilégié de jouer en sa compagnie.»

La contribution de Jagr fait le plus grand bien à Huberdeau dont la production offensive atteint des sommets personnels cette année. «Comme tout le monde, je souhaite qu’il revienne l’an prochain, mais c’est hors de mon contrôle. Personne ne veut en parler d’ici à la fin de la saison.»

Le premier chez les Panthers?

Depuis 1968, le trophée Bill-Masterton est remis annuellement au joueur de la LNH qui a fait preuve du plus bel exemple de détermination, de persévérance et d’esprit sportif.

Le gagnant est sélectionné par voie de scrutin auprès des 30 sections de l’Association des chroniqueurs de hockey.

Cet honneur a été institué à la mémoire de Bill Masterton, ancien joueur des North Stars du Minnesota décédé le 15 janvier 1968 à la suite d’une blessure à la tête subie lors d’un match de la LNH.

Dans l’histoire, aucun représentant des Panthers n’a remporté le trophée Bill-Masterton, dont le candidat chez le Canadien de Montréal cette année est le gardien Mike Condon.

Voyez dans la vidéo ci-dessus un superbe jeu orchestré par Jagr, il y a quelques jours.