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La dernière chance de Raines

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Il ne manquait que 23 votes à Tim Raines en janvier pour enfin obtenir son billet d’entrée au Temple de la renommée du baseball.

À sa neuvième tentative, Raines avait reçu l’appui de 69,8 % des membres de l’Association des chroniqueurs de baseball d’Amérique, alors que 75 % des voix sont nécessaires pour obtenir le statut d’immortel.

L’ancien des Expos de Montréal entame sa 10e et dernière année d’admissibilité. S’il n’obtient pas les 330 votes nécessaires, il verra les portes de Cooperstown se fermer à tout jamais devant lui.

Croit-il que l’année prochaine sera la bonne?

«Je ne peux pas dire que je suis confiant à 100 %, a-t-il dit. Mais je n’ai jamais été aussi excité dans les 10 dernières années.»

Raines devra toutefois se frotter à d’autres grosses pointures l’an prochain en Vladimir Guerrero et Manny Ramirez.

«Je suis près du but. Mais que je sois intronisé ou non, ça ne va rien changer au fait que j’ai eu une belle carrière, a-t-il reconnu. Mais j’aimerais bien changer l’opinion de 23 personnes.»

La dernière ligne droite

Repêché au cinquième tour par les Expos, Raines souhaite que ses chiffres parlent d’eux-mêmes.

«Il n’y a rien que je puisse faire. Mes statistiques n’ont pas changé depuis que j’ai pris ma retraite!»

En effet, Raines a remporté trois fois la Série mondiale, en plus de gagner le championnat des frappeurs de la Ligue nationale en 1986.

Avec 808 buts volés, il est le joueur du baseball majeur à avoir réussi le plus de larcins qui n’est pas au Panthéon.

«Peu importe la décision, ça va être le dernier chapitre. On va fermer les livres.»

Montréal, une ville de baseball

Comme ce fut le cas ces deux dernières années, de grands noms de l’organisation des Amours ont été honorés avant la rencontre.

Ellis Valentine, Marquis Grissom, Jose Vidro, Guerrero et Pedro Martinez ont tous défilé sur la surface synthétique en compagnie de Raines, vendredi, avant le premier duel hors-concours entre les Blue Jays de Toronto et les Red Sox de Boston au Stade olympique.

L’ancien numéro 30 des Expos ne se lasse pas de ces cérémonies, lui qui a été l’un des plus chaudement accueillis par la foule.

«Il y a deux ans, j’avais également été présenté à la foule, mais on ne s’y habitue pas. C’est toujours aussi fou!»

L’instructeur responsable des voltigeurs et de la course sur les buts avec les Blue Jays croit que les matchs tenus au Stade olympique sont une note positive au dossier de Montréal.

«On dirait que la foule est plus grosse d’année en année. Pour moi, c’est un message puissant que Montréal envoie à la Ligue.

«Montréal a toujours été une ville de baseball et elle va toujours l’être. Ces deux matchs préparatoires ne sont qu’un aperçu de ce qui attend une équipe professionnelle ici.»

Il souhaite que les bonzes des ligues majeures s’ouvrent les yeux dans un avenir rapproché.

«J’espère qu’un jour le baseball majeur va saisir l’opportunité et redonner aux partisans une raison de se déplacer.»