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En attente d’un pétrole cher

En attente d’un pétrole cher

Renaud Lavoie

Publié 21 mars 2016
Mis à jour 21 mars 2016

Quel est le rapport entre le prix du pétrole et le retour des Nordiques? Il est beaucoup plus important qu'on peut le croire.

Non, Québecor n’est pas une compagnie qui vend du pétrole, mais comme bien des entreprises canadiennes qui doivent acheter certains produits en dollars américains, voire une éventuelle équipe de hockey, il faut absolument que le dollar canadien soit plus fort pour rentabiliser certains investissements.

Au cours de la fin de semaine, le président de Québecor, Pierre Dion, a répété que son groupe faisait encore partie du processus d’expansion et que la communication était constante avec les dirigeants de la LNH.

C’est tout à fait vrai et c’est pourquoi Gary Bettman a mentionné la semaine dernière qu’il devait régler encore quelques petits points avant qu’un vote sur l’expansion ait lieu.

Si le dollar canadien continue sa montée des dernières semaines, ceci pourrait grandement aider la candidature de Québec et régler quelques problèmes que tente justement de régler le commissaire de la LNH.

Que s’est-il passé? 

Personne ne s’attendait à ce que le dollar canadien s’écroule de façon aussi précipitée au cours de l’année 2015 et dans les premiers mois de 2016.

Au début du mois de janvier, la crise était si grave que lorsqu’un Canadien achetait un produit à 100$ US, en réalité ça lui coûtait 150$ CAN. Le prix du baril du pétrole ayant chuté à 29$ expliquait cette baisse dramatique.

Aujourd’hui, ça s’est amélioré un peu. Le prix du baril de pétrole est à 40$ et il faut maintenant 131$ CAN pour acheter 100$ US. 

Reste qu’il faudra que le dollar canadien prenne de la vigueur de façon significative encore pour faire en sorte qu’on sente un certain engouement pour qu’une équipe arrive à Québec via une expansion.

Si le baril de pétrole pouvait augmenter de 15$ d’ici le mois de juin, le dollar canadien serait encore plus fort, ce qui serait, avouons-le, une bouffée d’oxygène pour le projet d’expansion.

À la fin du mois de juin 2015, lorsque Québecor s’est dit prête à déposer 500 M$ US pour une équipe à Québec, en réalité le coût en dollars canadiens aurait été de 615 M$, à la limite de l’acceptable.

Au taux de change actuel, c’est 655 M$ CAN que Québecor devrait verser à la LNH. C’est fort probablement beaucoup trop pour l’entreprise, surtout lorsqu’on pense que les Jets ont payé 170 M$ pour l’achat des Thrashers, alors que le dollar canadien était très fort.  

Il faudra donc surveiller le prix du baril de pétrole pour croire aux chances des Nordiques de jouer un premier match à l’automne 2017. À moins que les propriétaires seraient prêts à baisser le prix demandé pour une équipe d’expansion... ce serait disons, très surprenant.

Les célébrations du centenaire passeront-elles par Montréal?

Le 26 novembre 1917, la LNH voyait le jour à l’hôtel Windsor de Montréal. Cette journée est évidemment historique et sera célébrée en grand par la ligue.

On ne connaît pas encore les plans exacts de la LNH pour les célébrations de ses 100 ans, mais le commissaire adjoint de la ligue, Bill Daly, m’a confirmé que Montréal fera partie de la fête.

Tout le monde souhaite qu’un match extérieur soit disputé à Montréal, mais il faut trouver l’endroit. Le stade Percival-Molson est le seul qui pourrait accueillir un tel événement, mais avec seulement 25 000 sièges, est-il trop petit ? Plusieurs pensent que oui.

Reste que si ce stade est exploité à son maximum et si la ligue se fait originale, pourquoi ne pas y organiser un match extérieur?