Coupe du monde de hockey

Projection Coupe du monde : Équipe Russie

The Hockey News / Matt Larkin 

Publié | Mis à jour

Larry David l’a bien dit durant son segment à l’émission «Saturday Night Live» en février: «Arrêtez, arrêtez, vous allez être déçus.»

Est-ce la meilleure mentalité à avoir à propos des Russes à la Coupe du monde de hockey? Ils nous semblent si bons sur papier à chaque rendez-vous international, mais au cours des dernières années, ils n’ont jamais rempli les attentes placées en eux.
Nous les avions choisis pour remporter l’or en tant qu’hôtes lors des Jeux olympiques de Sotchi et ils n’ont même pas obtenu une médaille.

Mais malgré cet échec olympique, ils ont remporté quatre des huit derniers Championnats du monde. Leurs lacunes sont rarement liées à un manque de talent, surtout à l’attaque, où ils semblent même de plus en plus forts. Mais leur profondeur à d’autres positions, notamment à la défense, pourrait encore leur faire du mal.

Voici ma formation russe projetée pour la Coupe du monde de hockey.

Petit rappel: les équipes doivent nommer au moins 16 de leurs 23 joueurs le 2 mars. Les formations complètent seront dévoilées le 1er juin.

Alexander Ovechkin – Evgeni Malkin – Vladimir Tarasenko
Ilya Kovalchuk – Pavel Datsyuk – Alexander Radulov
Artemi Panarin – Evgeny Kuznetsov – Nikita Kucherov
Nikolay Kulemin – Artem Anisimov – Valdislav Namestnikov
Alexander Burmistrov

Dmitry Kulikov – Andrei Markov
Alexei Emelin – Evgeny Medvedev
Nikita Zadorov – Dmitry Orlov
Fedor Tyutin

Semyon Varlamov
Sergei Bobrovsky
Andrei Vasilevskiy

Gardiens de but

Sergei Bobrovsky

Il mérite autant sa place que n’importe qui sur l’équipe russe, mais ses récentes blessures le placent dans une situation périlleuse. Sera-t-il assez en santé pour joueur? Courra-t-il le risque d’être blessé de nouveau?

Semyon Varlamov

Varlamov n’est pas le plus fiable physiquement, mais il l’est beaucoup plus que «Bob». «Varly» a vogué entre le bon et l’excellent au cours de ses récentes saisons chez l’Avalanche du Colorado et devrait être considéré pour le poste de numéro 1 avec Équipe Russie.

Andrei Vasilevskiy

Vasilevskiy a plus de potentiel que Bobrovsky et Varlamov. Il devrait obtenir plus d’occasions de défendre la cage russe au cours des prochaines années. Pour l’instant, faire l’équipe de justesse représente un beau vote de confiance. Il n’a que 21 ans.

En considération: Anton Khudobin, Alexei Murygin et Ilya Sorokin.

Défenseurs

Alexei Emelin

Presque tous les joueurs susceptibles d’évoluer à la ligne bleue des Russes lancent de la gauche, alors on peut rejeter l’idée de former des paires gaucher-droitier. Emelin pourrait se tailler un poste sur les deux premiers duos dans un rôle purement défensif, compte tenu de sa robustesse.

Dmitry Kulikov

Ce n’est rien contre Kulikov, mais le considérer comme leur meilleur arrière en dit long sur la qualité de leur défensive. Il cadre parfaitement dans un top 4, il est solide, mobile et capable de bloquer des tirs. Mais la Russie serait bien plus à l’aise s’il était son troisième ou quatrième défenseur, plutôt que de devoir lui donner beaucoup de temps de jeu.

Andrei Markov

Markov apportera le leadership d’un vétéran et pourra diriger l’avantage numérique. Il joue encore en moyenne près de 23 minutes par match avec les Canadiens de Montréal, alors il peut endurer une bonne charge de travail avec la Russie.

Evgeny Medvedev

Au début de la saison, on parle de ses difficultés dans la Ligue nationale (LNH), mais c’était prématuré. Medvedev n’est pas flamboyant, toutefois, il apporte une présence régulière capable de bien bouger la rondelle. Il peut se tailler une place dans le top 4 de la Russie.

Dmitry Orlov

Orlov a mis plus de temps que prévu à éclore, mais il atteint son apogée en ce qui a trait au potentiel offensif et il connaît une saison intéressante avec les Capitals de Washington. Ses habiletés offensives cadreront bien dans l’unité d’avantage numérique, peut-être la deuxième si les Russes décident d’y aller à quatre attaquants. Orlov est encore un peu vert, donc il vaudrait mieux l’envoyer sur le troisième duo d’arrières. L’entraîneur-chef Oleg Znarok peut l’utiliser dans des situations plus favorables.

Fedor Tyutin

Son jeu a régressé cette saison, mais on lui donne le bénéfice du doute, car presque chaque membre des Blue Jackets de Columbus en arrache en 2015-2016. La grosseur de Tyutin peut s’avérer précieuse en tant que septième défenseur.

Nikita Zadorov

Le gargantuesque Zadorov est le type d’arrière se développant lentement, un peu comme Zdeno Chara, mais son potentiel demeure immense. Les Russes seraient heureux s’il pouvait élever son jeu d’un cran, au point où ils pourraient l’utiliser dans des missions défensives.

Il ne joue pas actuellement dans la LNH, car l’Avalanche du Colorado l’a cédé au club de San Antonio, dans la Ligue américaine, afin qu’il puisse obtenir plus de temps de glace. Il constitue un choix risqué, mais il amène quelque chose qu’aucun autre défenseur russe ne peut offrir.

En considération : Anton Belov, Denis Denisov, Alexey Marchenko, Nikita Nesterov, Nikita Nikitin, Ilya Nikulin, Ivan Provorov et Slava Voynov.

Attaquants

Artem Anisimov

Je suis un peu mal à l’aise de séparer Anisimov et Artemi Panarin, mais le premier d’entre eux serait parfait pour pivoter un trio misant sur l’échec-avant. Il est grand et possède une bonne portée, tout en écoulant les pénalités et en étant une menace en infériorité numérique.

Alexander Burmistrov

J’aime Burmistrov comme élément complémentaire. Il serait un 13e attaquant étant assez complet pour assumer un rôle offensif ou défensif.

Pavel Datsyuk

Le «Magicien» aura 38 ans au début du tournoi. Il n’est plus la vedette d’autrefois, mais il demeure un joueur de centre étincelant pour bien faire dans les deux sens du jeu. Il aura droit à des tâches importantes en attaque, tout en ayant des minutes à jouer défensivement parlant. Il demeure une pièce primordiale de cette équipe.

Ilya Kovalchuk

Kovalchuk célébrera son 33e anniversaire en avril, mais il est encore de marquer à un haut niveau, lui qui joue dans la KHL.

Sa situation avec le SKA de Saint-Pétersbourg demeure nébuleuse, n’étant plus autorisé à participer aux entraînements. Il suit un programme personnalisé de conditionnement, mais il est difficile d’imaginer la formation russe sans sa présence. Chaque année ou presque, il représente son pays dans un tournoi international. Il sera là.

Nikita Kucherov

Kucherov a le talent nécessaire pour jouer à l’aile droite parmi les six premiers attaquants russes. Cependant, il n’a pas l’ancienneté de son côté. Il n’a pas représenté son pays depuis les Championnats du monde juniors 2013 et n’a jamais percé la formation dans le cadre des Mondiaux ou des Olympiques. Il est trop bon pour ne pas se tailler une place à la Coupe du monde, mais il il pourrait obtenir moins de minutes que certains vétérans comme Alexander Radulov.

Nikolai Kulemin

Enlevez sa seule saison de 30 buts et il sera facile de comprendre ce que Kulemin est. Il constitue davantage un bon joueur d’échec-avant ayant des habiletés raisonnables. Et il est extrêmement fort lorsqu’il contrôle la rondelle. Un bon morceau pour le quatrième trio.

Evgeny Kuznertsov

Est-ce plus approprié de placer Kuznetsov aux côtés de son coéquipier Ovechkin? Peut-être. Cependant, il est difficilement envisageable de le voir privilégié au détriment de vétérans établis comme Datsyuk et Evgeni Malkin, du moins, pas actuellement. Il peut pivoter un trio de jeunes hockeyeurs étoiles formé de Panarin et de Kucherov. Cette combinaison serait un cauchemar pour la plupart des adversaires.

Evgeni Malkin

Nous savons ce que nous avons sous la main avec «Geno». Ce serait bien de le voir disputer une saison complète dans la LNH, ce qu’il n’a pas fait depuis 2008-2009, mais il demeure un athlète élite quand il débarque sur la patinoire. Il est votre joueur de centre numéro 1 du côté russe.

Vladislav Namestnikov

Nous savons que Namestnikov peut marquer et au plan défensif, il est sous-évalué. Il peut cadrer dans un trio inférieur sans problème. Même s’il produit généralement au centre et à l’aile gauche, il a bien parfait quand il s’est retrouvé à la droite de Steven Stamkos à Tampa Bay cette saison.

Alexander Ovechkin

«Ovie», c’est «Ovie»! Il est toujours le meilleur franc-tireur au monde. Passons au suivant!

Artemi Panarin

Joueur aux mains habiles, Panarin a certainement pris avantage de sa présence aux côtés de Patrick Kane. Mais en plus, il a amélioré le jeu de celui-ci. Il représente sans aucun doute le nom qui est le plus plaisant à intégrer dans cette formation russe. On sent qu’il cadre favorablement dans le schéma, et ce, peu importe avec qui il est jumelé.

Alexander Radulov

Il est toujours perçu comme une vedette de la KHL. S’il ne peut obtenir une place, ceci constituerait une dévalorisation de cette ligue et les dirigeants russes ne souhaitent pas que ce soit le cas. Vous pouvez compter sur Radulov pour que ça n’arrive pas.

Vladimir Tarasenko

Tarasenko est pratiquement aussi important qu’Ovechkin dans cette équipe. La Russie devra espérer qu’il remplisse le filet lors de missions offensive de premier plan. La question est de savoir s’il faut créer un super trio avec lui et Ovechkin, ou encore, mettre en place deux unités redoutables. 

En considération : Evgeny Dadonov, Mikhail Grigorenko, Sergei Kalinin, Sergei Mozyakin, Valeri Nichushkin, Alexander Perezhogin, Sergei Plotnikov, Alexander Popov, Vadim Schipachyov, Alexander Semin, Alexei Tereshenko, Viktor Tikhonov, Nail Yakupov et Danis Zaripov.

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