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Ribeiro fait taire ses détracteurs

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Le 30 septembre 2006, Bob Gainey réalisait l’une des transactions les plus controversées de son règne au poste de directeur général du Canadien de Montréal en envoyant Mike Ribeiro aux Stars de Dallas en retour de Janne Niinimaa.

Alors que pour certains, Gainey venait de se faire rouler dans la farine par son homologue de Dallas, pour d’autres, le départ de Ribeiro libérait le Canadien d’un paquet de distractions.

En raison des problèmes rencontrés par le Montréalais en dehors de la patinoire, les membres du deuxième groupe croyaient voir partir un joueur sur le déclin et dont la carrière ne durerait que quelques saisons de plus.

Or, voilà que près d’une décennie plus tard, le mal-aimé de l’époque a franchi le plateau des 1000 matchs.

«Il n’y a pas un média français de Montréal qui m’a écrit pour me féliciter de ce plateau. Rares sont ceux qui croyaient que je jouerais aussi longtemps», a lancé l’attaquant des Predators de Nashville, de passage au Centre Bell.

Bien qu’heureux de pouvoir prouver à ses détracteurs qu’ils avaient tort, celui que le Canadien avait repêché au deuxième tour du repêchage de 1998 ne cache pas une certaine surprise.

«Mille matchs, j’avoue que c’est beaucoup. D’ailleurs, ça fait vieux lorsqu’on dit qu’on a joué 1000 matchs. Cependant, j’ai toujours cru en mes moyens et je savais que je pourrais jouer longtemps», a-t-il ajouté.

Encore de l’essence

Évidemment, on ne passe pas à travers une carrière d’une quinzaine de saisons sans remise en question. Spécialement dans la Ligue nationale de hockey où le style de jeu est en constante évolution depuis le tournant du siècle.

«Chaque cinq ans, des entraîneurs arrivent avec de nouveaux systèmes. Il faut savoir s’adapter à tous les changements. Au début de ma carrière, il y avait beaucoup d’accrochages. Après le lock-out, le hockey est devenu beaucoup plus rapide», a-t-il fait valoir.

Malgré ses 36 ans, Ribeiro tient son bout dans cette ligue toujours de plus en plus rapide et de plus en plus jeune. Bien que la production de Ribeiro soit sensiblement à la baisse depuis les dernières saisons, son entraîneur Peter Laviolette en bien heureux de la contribution qu’il apporte à son équipe.

«Il joue très bien dernièrement. Son trio au complet performe bien [avec Filip Forsberg et Craig Smith]. Avec les séries qui approchent, on a besoin de la contribution de tous les joueurs», a déclaré l’entraîneur des Predators.

Jusqu’à 40 ans

Depuis quelques semaines, Jaromir Jagr attire beaucoup l’attention. À 44 ans, il parvient encore à faire la barbe à des plus jeunes. Bien qu’il ne croie pas se rendre jusque-là, Ribeiro soutient qu’il a encore quelques saisons dans le corps.

«Je considère que je suis encore jeune. C’est important de ne pas se voir comme un vieux bonhomme. En plus, je ne suis pas très gros. Ce n’est pas comme si je pouvais prendre du poids en vieillissant, a lancé l’attaquant, dans un éclat de rire. Alors, je ne sais pas si ça me tentera de jouer jusqu’à 40 ans, mais je sais que je pourrais le faire.»