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Gilbert dans l'incertitude

Jean-François Chaumont / Le Journal de Montréal

Publié | Mis à jour

À deux semaines de la date limite des transactions, le Canadien de Montréal n’a toujours pas dévoilé ses intentions. Mais, si l’équipe reste aussi loin d’une place en séries, Marc Bergevin se rangera plus logiquement dans le camp des vendeurs.

Parmi les joueurs susceptibles de changer d’adresse, il y a le défenseur Tom Gilbert. Âgé de 33 ans et avec une expérience de plus de 600 matchs dans la Ligue nationale de hockey, Gilbert pourrait servir de sixième défenseur ou de police d’assurance pour une formation en quête de plus de profondeur à la ligne bleue.

À sa sortie de la glace au Gila River Arena de Glendale à quelques heures du match contre les Coyotes, lundi, Gilbert a parlé de cette réalité.

«Pour être honnête, ça ne m’affecte pas, a mentionné l’Américain. Je ne contrôle pas cette situation. Je cherche juste à sauter sur la glace et jouer mon jeu. Je ne veux pas me laisser distraire par les rumeurs ou les bruits qui peuvent circuler.»

Dans le néant

Sur le plan contractuel, Gilbert en est à sa dernière année d’un pacte de deux ans avec le CH à un salaire de 2,8 millions $. Le numéro 77 pourrait devenir joueur autonome sans compensation le 1er juillet prochain.

«Je n’ai pas parlé à Marc pour mon avenir avec le Canadien, a admis Gilbert. Je n’ai aucune idée des plans du CH à mon égard.»

À moins d’une grande surprise, Bergevin n’offrira pas de contrat à son vétéran défenseur à la fin de l’année s’il ne parvient pas à l’échanger d’ici la date limite du 29 février.

Deux fois

Repêché au quatrième tour par l’Avalanche du Colorado en 2002, Gilbert a déjà été impliqué dans deux transactions. Mais, c’était dans des contextes complètement différents.

«Quand je jouais à l’Université Wisconsin, j’ai appris mon départ de l’Avalanche vers les Oilers à mon réveil d’une sieste, s’est-il rappelé. J’avais reçu une note d’un coéquipier à la porte de ma chambre. Mon co-chambreur avait fini par me réveiller puisqu’il cognait à la porte pour me parler de l’échange. Je n’avais aucune idée de ce qui se passait. Je ne comprenais pas la raison de l’échange, je ne savais pas s’il s’agissait d’une bonne nouvelle ou non. L’Avalanche m’avait échangé afin de mettre la main sur le gardien Tommy Salo. Ça fait longtemps de ça!»

Le 27 février 2012, le défenseur droitier passait des Oilers au Wild du Minnesota.

«À ma deuxième transaction, j’étais plus sous le choc, a-t-il expliqué. Là, je me retrouvais dans la LNH et je devais déménager du jour au lendemain. Je ne m’attendais pas à partir des Oilers puisqu’il restait deux autres années à mon contrat. Avec un peu de recul, je pouvais comprendre que j’avais besoin d’un changement d’air et j’étais heureux de me retourner chez moi au Minnesota. La transition était assez facile puisque j’avais l’aide de ma famille.»

Maintenant père d’un petit garçon d’un an et marié, Gilbert pourrait voir son quotidien être chamboulé d’ici les prochains jours.

«Oui, il y a plus de circonstances avec ma vie d’aujourd’hui, mais ça fait partie du hockey. Tous les joueurs comprennent cette réalité. Quand tu joues au hockey, tu dois accepter que tu puisses faire partie d’un échange.»