Devant le filet

Scrivens garde son poste

Agence QMI / Jean-François Chaumont

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Pour une première fois depuis les 25 et 27 novembre dernier, le Canadien de Montréal a signé deux victoires d’affilée. Le degré d’optimisme reste toutefois modéré après des gains contre les Oilers d’Edmonton et les Hurricanes de la Caroline.

Le Tricolore recevra un bon indicateur à savoir s’il est réellement de retour sur les rails avec la visite du Lightning de Tampa Bay, mardi, au Centre Bell.

«Nous sommes conscients que nous jouerons contre une puissance dans l’Est, une équipe qui a atteint la finale de la Coupe Stanley l’an dernier, a rappelé l’entraîneur Michel Therrien, lundi. Tout le monde voit encore le Lightning en finale cette année. Nous savons qu’il s’agira d’un gros défi.»

«Le Lightning représente une équipe explosive à l’attaque et Ben Bishop joue d’une façon très constante, a-t-il poursuivi. Il faudra fermer le jeu défensivement afin de limiter le temps et l’espace pour le Lightning. Nous aurons aussi besoin des arrêts-clés, comme Ben Scrivens l’a fait à ses deux derniers départs. J’ai hâte de voir comment on se comportera comme équipe pour savoir si on pourra récolter d’autres points au classement.»

Parlant de Scrivens, il enfilera son masque et ses jambières pour une troisième fois d’affilée. Mais, il n’aura pas la vie facile contre la bande de Steven Stamkos.

Avant son arrêt lundi soir dans la capitale nationale à Ottawa, le Lightning avait remporté 10 de ses 11 dernières rencontres. À l’attaque, le pilote Jon Cooper ne mise pas uniquement sur la production de son capitaine. À l’image des séries de l’an dernier, les Nikita Kucherov, Ondrej Palat, Tyler Johnson et Alex Killorn ont recommencé à écrire leur nom sur la feuille de pointage avec beaucoup de régularité.

Le même phénomène se lit à la ligne bleue avec Victor Hedman. Le défenseur géant suédois a amassé 12 points à ses 11 plus récentes sorties (avant lundi). Comme il l’a fait lors du long parcours en séries, il joue encore une fois comme un possible candidat à l’obtention du trophée Norris.

Un duel contre son ancienne équipe

Dans le vestiaire du Tricolore, Mark Barberio affrontera ses anciens coéquipiers pour une deuxième fois depuis son rappel des IceCaps de St. John’s à la fin du mois de décembre.

«C’est toujours spécial de jouer contre eux, a répondu le Montréalais. Je n’aurai pas de problème à me lever pour ce match. Je n’ai toutefois rien de plus à prouver. Personnellement, je veux bien jouer pour l’équipe, ce sont les deux points qui comptent.»

Repêché au sixième tour en 2008 par le Lightning, Barberio a joué ses 103 premiers matchs dans la Ligue nationale à Tampa. Il connaît donc encore très bien ses prochains rivaux.

«Je ne suis pas surpris de les voir connaître autant de succès, a-t-il dit. Ils ont pas mal le même club que l’an passé. Au début de l’année, ils avaient de la misère à trouver des victoires. Je regardais leurs matchs, ils jouaient bien quand même, mais ça ne rentrait pas. C’est différent depuis 10 matchs. C’est un club complet.»

«Oui, on peut parler d’un match baromètre pour nous, a-t-il renchéri. Ils vont rentrer avec beaucoup de confiance, mais nous aussi, on peut être fier de notre fin de semaine. On a la bonne attitude. Si on sort avec la même attitude demain (mardi), on devrait être content.»

Un repos pour Price

Au lendemain de ce gain de 2-1 contre les Hurricanes en tirs de barrage, Therrien a convié ses joueurs à un entraînement optionnel. Seuls Barberio, Nathan Beaulieu, Greg Pateryn, Sven Andrighetto et Mike Condon y ont participé. Le capitaine, Max Pacioretty, a décoché quelques tirs avant l’arrivée du petit groupe.

Pour une rare fois, Carey Price n’a pas patiné. De l’aveu de Therrien, il resterait au neutre dans son programme de retour.

«Il n’y a pas de recul, mais il n’est pas encore prêt à passer à l’autre étape de sa période de rééducation, a mentionné l’entraîneur. Quand j’aurai des nouvelles, je les partagerai avec vous. Présentement, c’est toujours au même point.»