Crédit : USA Today Sports

En route vers le Super Bowl

Les Broncos comptent sur le roi de la défensive

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En 55 ans d’histoire, jamais les Broncos n’avaient misé sur une défensive aussi dominante que celle de la présente saison.

Ce n’est certainement pas un hasard que ce fait d’armes soit survenu sous la férule de l’un des plus vieux routiers du circuit et stratège défensif émérite, Wade Phillips.

En 1976, ce dernier faisait ses premiers pas comme assistant au paternel Bum Phillips, chez les Oilers de Houston. Depuis, il a voyagé aux quatre coins de la ligue, trois fois comme entraîneur-chef et huit fois comme coordonnateur défensif.

À ses 33 saisons comme coordonnateur, ses défensives ont terminé 18 fois dans le top 10. À neuf reprises, lorsqu’il s’est amené dans une nouvelle organisation, l’équipe s’est qualifiée en séries dès la première année.

Pourtant, l’an dernier, sa carrière semblait terminée quand les Texans de Houston l’ont remercié. Il faut croire que le repos forcé a exercé un effet régénérateur puisqu’à 68 ans, il vient de guider les Broncos vers le premier rang pour les verges accordées, les sacs et la défensive contre la passe. Ses hommes n’ont concédé que 3,3 verges par portée, la plus basse moyenne du circuit.

«J’ai beaucoup de chance d’en être où je suis. Je n’avais plus de travail l’an passé, mais à Denver, je me suis retrouvé à la bonne place au bon moment», a soupiré Phillips.

Toujours pas de bague

Celui que plusieurs considèrent comme l’un des grands coordonnateurs dans l’histoire demeure toutefois encore et toujours en quête d’un triomphe au Super Bowl. Comble de l’ironie, à sa seule présence, en janvier 1990, ses Broncos, à son premier passage avec l’équipe, se faisaient anéantir 55-10 par les puissants 49ers.

«Je me bats pour cette bague depuis de longues années. Il y a quelque chose comme 83 grands joueurs qui ont fini au Temple de la renommée, mais qui n’ont jamais remporté le Super Bowl. Ce serait l’ultime consécration», a affirmé Phillips.

Le vieil adage...

Un vieux refrain subsiste toujours, à l’effet que ce soit la défensive qui gagne des championnats. Si l’on se fie au fait que 40 des 49 matchs du Super Bowl ont été remportés par l’équipe parmi les deux opposantes qui présentait la meilleure défensive, l’adage a de quoi donner espoir aux Broncos, même négligés par les preneurs aux livres.

«La défensive que je dirige cette année se classe parmi les meilleures que j’ai vues durant ma carrière parce qu’elle réussit les gros jeux sous pression», a mentionné Phillips.

Les Broncos ont remporté un nombre record de 11 matchs par sept points ou moins, en incluant les séries, transportés par leur brigade mettant en vedette les Von Miller, DeMarcus Ware, Derek Wolfe, Aqib Talib, Chris Harris Jr et autres figures de proue. Mais sans le vécu de Phillips, serait-ce une autre histoire?

«Il a toujours su mettre ses joueurs en position de faire de gros jeux, de manière agressive. Il s’adapte au talent disponible plutôt que de s’entêter dans un système», a encensé Ware.

«Il a été dans tellement de vestiaires depuis tellement longtemps qu’il sait comment connecter avec nous. Il nous laisse être des hommes et on veut se battre pour lui», a ajouté Talib.

Ne manque plus qu’une bague pour célébrer 40 ans dans la ligue. Pour ce faire, encore faut-il convaincre un certain Cam Newton du bienfondé de cette requête...