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Dix gestes salauds dans l’histoire de la LNH

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Le hockey est un sport rapide, robuste et parfois violent. Le cas du Lavallois Andrew Zaccardo, devenu tétraplégique après une mise en échec non règlementaire lors d’un match de niveau mineur, rappelle que lorsque les fils se touchent, les gestes posés peuvent être lourds de conséquences.

L’histoire de la Ligue nationale de hockey compte aussi son lot de coups vicieux, dont les conséquences sur la victime n’ont - heureusement - jamais été aussi sévères à ce jour.

Voici 10 gestes salauds qui ont marqué les amateurs de hockey pour les mauvaises raisons.

- Raffi Torres sur Marian Hossa, 2012
Plusieurs noms pourraient se retrouver dans ce palmarès, dont Chris Pronger, Bobby Clarke, Sean Avery, Claude Lemieux, Scott Stevens, Ulf Samuelsson, Matthew Barnaby, Dino Ciccarelli ou Darcy Tucker. Mais Raffi Torres a une place de choix. Lors des séries de 2012, Torres, alors avec les Coyotes de Phoenix, avec assené une mise en échec en sautant à la tête de Marian Hossa, des Blackhawks de Chicago. Sa suspension de 25 matchs a été réduite à 21. Au début de la saison 2015-2016, Torres, dans l’uniforme des Sharks de San Jose, a été sanctionné pour 41 rencontres après avoir frappé Jakob Silfverberg, des Ducks d’Anaheim.

Torres frappe Hossa à la tête - TVA Sports

- Matt Cooke sur Marc Savard, 2010
S’il y en a un autre qui n’apprend pas de ses erreurs, c’est bien Matt Cooke. Cependant, l’Ontarien n’a pas toujours été puni pour ses gestes dangereux. L’un des plus célèbres est certainement sa mise en échec à la tête de Marc Savard, des Bruins de Boston. L’ancien des Penguins de Pittsburgh avait heurté Savard dans son angle mort, mettant ainsi fin à la carrière de son adversaire. Voué à un bel avenir, Savard ne s’est jamais remis de cette commotion cérébrale. Du surcroît, le préfet de discipline à ce moment, Colin Campbell, n’avait pas cru bon suspendre Cooke.

Coup vicieux de Cooke envers Savard - TVA Sports

- Ron Hextall sur Chris Chelios, 1989
Les gardiens ne sont pas en reste quand il est question de violence gratuite. Reconnu pour son caractère bouillant, Ron Hextall a été suspendu pour six matchs ou plus à trois occasions au cours de sa carrière. Les partisans du Canadien de Montréal se rappelleront certainement du 11 mai 1989, quand le gardien des Flyers de Philadelphie s’est jeté sur Chris Chelios pour le rouer de coups.
Billy Smith, avec les Islanders de New York, n’est pas en reste. En 1980, il a d’ailleurs servi un bon avertissement à Lindy Ruff, des Sabres de Buffalo, en l’atteignant à un œil à l’aide du manche de son bâton.

- Eddie Shore sur Ace Bailey, 1933
La réputation des Bruins de Boston ne date pas d’hier. Lors de la campagne 1993-1934, Eddie Shore a frappé sournoisement Ace Bailey, des Maple Leafs de Toronto. Celui-ci a été victime d’une fracture du crâne et sa carrière s’est terminée ainsi. Lors de la mêlée qui a suivi l’incident, Shore a été mis K.-O.
Quelques années plutôt, durant la finale de la Coupe Stanley de 1927 entre les Bruins et les Sénateurs d’Ottawa, Billy Coutu a été à l’origine d’une bagarre générale, en plus de s’en prendre aux officiels. Il est le seul joueur à avoir été banni à vie de la LNH.

- Tie Domi sur Scott Niedermayer, 2001
La petite peste Tie Domi a souvent réussi à jouer sur la limite de ce qui était toléré. Mais pendant les séries de 2001 contre les Devils du New Jersey, l’attaquant des Maple Leafs a dépassé les bornes. Domi a servi un coup de coude au visage de Scott Niedermayer, alors que le défenseur ne s’y attendait pas du tout et qu’il ne faisait plus partie du jeu. Niedermayer est demeuré inconscient quelques instants. Domi a été suspendu pour le reste des éliminatoires. Heureusement pour son fils Max, il n’a hérité que de la fougue de son père.

- Steve Downie sur Dean McAmmond, 2007
Steve Downie n’a pas laissé une bonne première impression. Le choix de premier tour des Flyers de Philadelphie en 2005 a vu sa première saison complète dans la LNH être retardée par une suspension de 20 matchs. Lors d’une rencontre préparation en 2007, Downie a littéralement sauté dans les airs afin de frapper Dean McAmmond, des Sénateurs d’Ottawa, derrière son but. Cédé dans la Ligue américaine, il a récidivé, étant également obligé se rater 20 duels pour avoir donné un coup de bâton à un juge de lignes.

- Dale Hunter sur Pierre Turgeon, 1993
Pendant les séries de 1993, Dale Hunter, alors capitaine des Capitals de Washington, n’a pas accepté que Pierre Turgeon, des Islanders de New York, intercepte l’une de ses passes pour filer seul vers le gardien et le déjouer. Alors que le Québécois se dirigeait vers la bande, les bras dans les airs en signe de célébration, il a été frappé par-derrière par Hunter. Turgeon a subi une dislocation de l’épaule. L’ancien des Nordiques de Québec a été suspendu pour les 21 premières parties de la saison 1993-1994.

- Chris Simon sur Ryan Hollweg, 2007
Durant sa carrière, Chris Simon a fait mal à ses rivaux avec des doubles-échecs, des coups de coude et de genou. Dans l’uniforme des Islanders, il a atteint un sommet quand il s’est vengé sur Ryan Hollweg, des Rangers de New York. Ce dernier venait de le mettre en échec contre la baie vitrée. En se relevant, Simon a tenté de cogner un circuit avec la tête de Hollweg. La LNH a imposé une suspension de 25 matchs à Simon, qui à son retour au jeu s’en est pris à Jarko Ruutu, des Penguins de Pittsburgh.

- Todd Bertuzzi sur Steve Moore, 2004
Les carrières de Todd Bertuzzi et Steve Moore n’ont jamais plus été les mêmes après l’incident de 2004 lors d’un match entre les Canucks de Vancouver et l’Avalanche du Colorado. Après avoir essuyé un refus en invitant Moore à jeter les gants à la suite d’un geste dangereux commis sur son capitaine Markus Naslund deux semaines plus tôt, Bertuzzi a agrippé le chandail de sa victime dans le dos, puis lui a décoché une droite au visage. Hypothéqué pour le reste de sa vie, Moore est demeuré plus de cinq mois à l’hôpital. Bertuzzi a été accusé au civil, mais une entente hors cour est survenue.

Todd Bertuzzi sur Steve Moore - TVA Sports

- Marty McSorley sur Donald Brashear, 2000
Agresseur sur la séquence, Marty McSorley est probablement celui qui a subi le plus de dommages à la suite de l’incident avec Donald Brashear, des Canucks en février 2000. Avec seulement 4,6 secondes à faire au match, l’homme fort des Bruins suivait le Québécois et il lui a donné un coup de bâton à la tête. Brashear s’est écroulé sur la patinoire, perdant connaissance. Le fautif a été suspendu à l’origine pour le reste de saison, puis pour un an. McSorley a été condamné par un juge à 18 mois de prison avec sursis. Il n’a plus jamais joué dans la LNH.

- Joël Thériault, 2010
Plus près de chez nous, une histoire sur la glace s’est aussi retrouvée devant les tribunaux.
Le 24 septembre 2010, Joël Thériault, alors avec l’Isothermic de Thetford Mines, dans la Ligue nord-américaine de hockey, a assené une violente mise en échec par derrière à Alex Lord, du Saint-François de Sherbrooke. Lord a subi deux fractures au visage et une commotion cérébrale.
Thériault a été suspendu pour sept parties, mais également poursuivi au criminel pour voies de fait graves causant des lésions. Trois ans plus tard, le dur à cuire surnommé l’«Animal» a été acquitté, le juge affirmant que les hockeyeurs «connaissent les risques auxquels ils s’exposent».
Thériault, un adepte des arts martiaux mixtes, a toujours été réputé pour ses coups d’épaule, lui méritant plusieurs sanctions. En 2003-2004, il avait d’ailleurs passé 515 minutes au cachot en 39 matchs avec les Dragons de Verdun. Au cours de sa carrière, le Montréalais a atteint la Ligue américaine.

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