Match des étoiles de la LNH

Jagr, de trop jeune à trop vieux

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Jaromir Jagr a eu beau se présenter dans la capitale du country à reculons, ça ne l’a pas empêché d’afficher une bonne humeur contagieuse à son arrivée au Bridgestone Arena.

Jagr et les étoiles de la la LNH seront en action dès 16h sur les ondes de TVA Sports.

À 43 ans, Jagr prendra part à son 10e match des étoiles de la Ligue nationale de hockey (LNH). Et si ça n’avait été que de lui, il serait demeuré chez lui.

«Je suis ici, car je n’ai pas le choix. Mais je crois qu’à mon âge, il aurait été plus bénéfique que je passe une semaine à m’entraîner en Floride», a indiqué le vénérable tchèque.

Contrairement à Alexander Ovechkin et Jonathan Toews, qui écoperont d’un match de suspension pour avoir déclaré forfait au dernier instant, le capitaine de la section Atlantique a choisi de sauter dans l’aventure.

Lorsqu’il foulera la glace, dimanche soir, Jagr deviendra le troisième plus vieux joueur de l’histoire de la LNH à participer à cette classique. Gordie Howe avait 51 ans et Doug Harvey, 44, lorsqu’ils ont pris part à leur dernier match des étoiles.

Comment te sens-tu Jaromir?

«Comme un gars de 43 ans», a-t-il répondu, le sourire fendu jusqu’aux oreilles.

Réchauffer le banc

Comble de malheur pour le quatrième pointeur le plus productif de l’histoire, la LNH a adopté la formule de tournoi à trois contre trois. Avec les jeunes jambes qui patineront autour de lui, le Tchèque s’attend à avoir le souffle court.

«Je ne pense pas jouer beaucoup. Ça m’arrive fréquemment de sauter quelques présences depuis le début de la saison et le même entraîneur sera derrière le banc dimanche, a lancé l’attaquant des Panthers, en faisant allusion à Gerard Gallant. La différence, c’est que cette fois, ça ne me dérangera pas.»

Le John Scott de 1992

Jagr se trouvait à un mois de son 20e anniversaire de naissance lorsqu’il a participé à son premier match des étoiles, en janvier 1992, à Philadelphie. Il avait été sélectionné pour faire partie de la formation de départ en compagnie de Patrick Roy, Raymond Bourque et ses coéquipiers des Penguins, Paul Coffey, Kevin Stevens et Mario Lemieux.

«À Pittsburgh, je jouais sur le quatrième trio et, soudainement, je me retrouvais au sein de la formation de départ d’une équipe d’étoiles. Je ne me sentais pas du tout à ma place, a raconté Jagr. J’étais un peu le John Scott de l’époque. Alors je peux comprendre comment il se sent.»

S’il se sentait trop jeune, il risque, cette fois, de se sentir trop vieux.