Match des étoiles de la LNH

Luongo de retour au sommet à 36 ans

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«J’imagine qu’il a volé la potion magique de Jaromir Jagr pour rester aussi dominant à son âge.» Le gardien Cory Schneider a lancé cette petite phrase pour décrire son ancien coéquipier avec les Canucks de Vancouver, Roberto Luongo.

Il y a trois ans, les deux hommes se retrouvaient dans le même bateau avec les Canucks. Ils se battaient pour le poste de gardien numéro 1 dans un mariage qu’on jugeait impossible à long terme. On connaît maintenant la suite de l’histoire.

Le 30 juin 2013, Mike Gillis, le directeur général à l’époque à Vancouver, a échangé Schneider aux Devils du New Jersey contre un choix de premier tour qui s’est avéré Bo Horvat. Quelques mois plus tard, c’était Luongo qui faisait ses valises, mais pour la Floride.

Les Canucks payeront pour encore plusieurs années cette mauvaise gestion avec leurs gardiens. À Nashville, Luongo participera à son cinquième match des étoiles, son deuxième d’affilée, alors que Schneider vit son baptême de feu. Mais, ils le feront comme représentant des Panthers et des Devils respectivement, et non des Canucks.

«Ça fait un peu bizarre, a admis Luongo. On ne sait jamais ce qui peut survenir. C’est un cliché, mais il n’y a rien qui arrive par hasard. Nous sommes maintenant tous les deux heureux de notre sort en Floride et au New Jersey. Honnêtement, je me réjouis pour Cory, c’est un bon gars et un bon gardien.»

«Je ne peux pas répondre parfaitement pour Roberto, mais je ne crois pas que nous sommes trop rancuniers, a renchéri Schneider. Ça ne sert à rien de repenser à nos jours à Vancouver où nous vivions une drôle de situation. On dirait que ça fait une éternité, mais ça fait seulement trois ans. J’ai déjeuné ce matin avec lui. Je suis content de voir qu’il connaît du succès en Floride. Il est encore l’un des meilleurs gardiens de la Ligue nationale (LNH). Il ne ralentit vraiment pas malgré son âge.»

Des statistiques remarquables

Maintenant âgé de 36 ans, Luongo se destine vers l’une des meilleures saisons de sa carrière dans la LNH. À la pause des étoiles, il présente la meilleure moyenne de buts accordés (2,08) depuis ses débuts dans la grande ligue en 1999-2000 avec les Islanders de New York.

«Je me sens bien, a simplement répliqué Luongo. C’est parfois difficile de bien se juger. J’ai toujours le sentiment que je peux mieux jouer, mais je suis fier de mon rendement et de celui de l’équipe. Quand j’arrêterai de croire que je peux être meilleur, il sera temps pour moi d’accrocher mes jambières.»

À l’image des Panthers, le Montréalais représente une très belle histoire avec sa fiche de 22-13-4, ses quatre jeux blancs et son taux d’efficacité de ,930.

Un gagnant dans l’âme

Quand il a levé sa clause de non-échange pour quitter Vancouver au mois de mars 2014, Luongo avait pourtant subi les foudres de plusieurs analystes qui l’accusaient de vouloir retourner vivre dans un petit marché à Sunrise.

«Il y avait deux choses importantes pour moi afin d’accepter la transaction, a-t-il rappelé. Je savais qu’il y avait de jeunes joueurs talentueux avec les Panthers et je voulais un propriétaire sérieux pour relancer cette concession. Deux ans plus tard, je sens que nous nous dirigeons dans le bon chemin. Nous avons fait un pas de géant assez rapidement.»

«Quand tu me connais, tu réalises que ça ne fait pas partie de ma nature de vouloir prendre ça tranquille, a-t-il poursuivi. Je joue au hockey pour gagner, je suis un compétitif. Je souhaite obtenir une autre chance de remporter la coupe Stanley. Je trouvais ça frustrant quand les gens disaient que je retournais en Floride pour préparer ma retraite. Je suis un athlète fier et je veux gagner.»

Au sommet de la section Atlantique et au deuxième rang de l’Association de l’Est, les Panthers sont en route vers une première participation aux séries depuis 2012.