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En route vers le Super Bowl

De machine offensive à forteresse défensive

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La finale de la conférence américaine de la NFL entre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre et les Broncos de Denver est peut-être une revanche de celle présentée il y a deux ans, mais le portrait ne pourrait pas être plus différent.

En janvier 2014, les Broncos s’amenaient en finale grâce à une offensive qui avait pulvérisé des records et qui était classée au premier rang à la fois pour les verges accumulées (457,3 par match) que pour les points (37,9 par match).

La défensive en était une de milieu de peloton avec 356 verges accordées par match (14e), 24,9 points concédés par match (22e) et elle figurait au 13e rang pour les sacs du quart.

Peyton Manning était au sommet de sa gloire et venait de connaître sa meilleure saison en carrière. Aucun indice ne laissait présager le moindre ralentissement à court terme.

À peine deux ans plus tard, le tableau est inversé. L’attaque a croulé au 16e rang pour les verges (355,5 par match) et au 19e rang pour les points (22,2 par match), les plus mauvais résultats à ce jour d’une attaque menée par Manning.

La défensive intraitable

C’est décidément la défensive qui sert de locomotive, elle qui a terminé au premier rang (283,1 verges par match).

«C’est l’une des saisons les plus spéciales que j’aie vécues. Nous avons traversé beaucoup d’adversité et la chance de se battre pour représenter la conférence au Super Bowl demeure un grand honneur, peu importe comment on y arrive», a fait valoir Manning.

«Pour gagner en séries, il faut que tout le monde fasse sa part et c’est le genre d’équipe que nous avons eu cette saison. Chaque joueur a fait son bout à des moments critiques. Ça n’a pas toujours été beau, mais à un moment donné, quelqu’un réalisait un gros jeu», a-t-il noté.

Difficile toutefois de nier que si les Broncos accèdent au Super Bowl pour une septième fois, ils en devront une à leur défensive, qui est quatrième au chapitre des points accordés, première contre la passe, troisième contre la course, troisième sur les situations de troisièmes essais et première pour les sacs. L’effort est définitivement complet!

«Défensivement, nous avons été constants toute la saison. Offensivement, nous avons eu plusieurs ajustements à apporter. Nous avons deux quarts-arrière qui ont joué et ça a affecté notre continuité, mais tout au long de l’année, je pense que nous nous sommes améliorés. Il y a plusieurs façons de gagner dans cette ligue et il faut savoir se concentrer sur ce que notre équipe sait faire de mieux», a analysé l’entraîneur-chef Gary Kubiak.

Jamais sous-estimé

Il est plutôt rare qu’en l’espace de deux ans, une équipe passe d’une véritable machine offensive à une forteresse défensive, mais c’est pourtant le cas à Denver.

«Notre identité passe par la défensive. Nous avons tellement de fortes personnalités dans cette unité qu’il n’y a jamais un moment ennuyant ici!», a résumé le demi de coin Chris Harris.

Malgré cette transformation des Broncos et même si certains matchs ont été gagnés en dépit de Peyton Manning, ne comptez pas sur le vieux rusé Bill Belichick pour inviter ouvertement Manning à venir battre ses Patriots avec son bras.

«Peyton est un grand quart-arrière. En dehors de mes joueurs, il n’y en a pas un que je respecte plus que lui. Je ne le sous-estimerai jamais, jamais, jamais, peu importe les circonstances», a-t-il assuré.